Une brève histoire de la subversion communiste de l’Amérique

30 septembre 2018
Mis à jour: 14 avril 2019

Le gouvernement américain a été pénétré pour la première fois par des agents communistes dans les années 1930. Des enquêtes du Congrès et les recherches des auteurs tels que M. Stanton Evans, Herbert Romerstein, Diana West et l’ancien président américain Herbert Hoover (entre autres) en ont documenté les faits.

Les communistes ont grandement bénéficié de l’élection du président Franklin Roosevelt en 1933. C’est le président Roosevelt qui a ouvert les relations diplomatiques avec Moscou, tout en accueillant les « progressistes » au gouvernement.

Avant son investiture, M. Roosevelt avait été mis en garde par son prédécesseur, le président Herbert Hoover, contre deux complots soviétiques en cours : une vaste opération de contrefaçon soviétique qui menaçait le dollar américain et une tentative de renverser le gouvernement américain en mobilisant des vétérans en colère par la Bonus Army. [La Bonus Army (terme francisé), aussi nommée Bonus March, était un rassemblement d’environ 20 000 vétérans américains de la Première Guerre mondiale qui manifestèrent du printemps jusqu’à l’été 1932 pour demander le paiement immédiat de primes.]

Les avertissements de Hoover ont été ignorés par Roosevelt, qui n’a rien vu de mal au communisme. Stanton Evans et Herbert Romerstein ont souligné que la reconnaissance de l’Union soviétique par le président Roosevelt donnait une aura de légitimité aux communistes, les aidant à « créer de redoutables réseaux d’apparatchiks sur le sol américain ».

En 1938, une commission spéciale de la Chambre sur les activités anti-américaines a été nommée sous la présidence du représentant Martin Dies (D-Texas). Lorsque la commission a cherché à enquêter sur l’implication des communistes dans un important syndicat, la Maison-Blanche a convoqué M. Dies à une réunion avec le président.

Arrivé à la Maison-Blanche, M. Dies a trouvé Roosevelt en train de discuter avec le sénateur John Sheppard (D-Texas). Après l’entrée de Martin Dies, Roosevelt se tourna vers le sénateur Sheppard, disant : « Sénateur, qu’allons-nous faire de Martin ? » Le sénateur était confus par la question, alors Roosevelt a clarifié : « Vous savez, toute cette histoire d’enquête sur les communistes est une grave erreur. » Roosevelt a alors dit à Dies qu’il ne voulait pas d’enquêtes de ce genre.

L’infiltration communiste qui a commencé dans les années 1930 s’est accélérée après que les États-Unis se sont alliés à Staline pendant la Seconde Guerre mondiale. Les enquêtes du FBI et du Congrès montrent que plusieurs centaines d’agents soviétiques et de membres du Parti communiste ont travaillé pour le gouvernement américain pendant la guerre.

« Avec le temps, beaucoup de ces agents pro-soviétiques ont atteint des positions assez élevées, ce qui a rendu leur allégeance à Moscou encore plus problématique », ont écrit Evans et Romerstein.

Sous le leadership du président Roosevelt, la subversion communiste ne pouvait que s’épanouir. En 1939, les communistes avaient créé au moins quatre « cellules » importantes au sein du gouvernement américain. Selon Hoover, « ces informateurs communistes ont acquis des positions stratégiques dans les forces armées, dans presque tous les départements civils, au sein du personnel de certaines commissions du Congrès et ont même eu accès à la Maison-Blanche ».

Le président Herbert Hoover l’a qualifié d’« attaque » contre le peuple américain. Il y a des renseignements détaillés à ce sujet car quatre agents communistes se sont présentés comme témoins. Il s’agit, par ordre d’importance, de Whittaker Chambers, Elizabeth Bentley, Louis Budenz et Hede Massing.

Comme on pouvait s’y attendre, lorsque certains de ces témoignages sont devenus publics en 1948, le gouvernement américain a tenté de les dissimuler. Plutôt que d’expulser les agents communistes des postes gouvernementaux sensibles, l’administration Truman voulait poursuivre les Chambres pour parjure. Entre-temps, le témoignage de Mme Bentley, qui a été présenté à un grand jury pendant plusieurs mois, n’a donné lieu à aucun acte d’accusation. Le ministère de la Justice (DOJ), à l’époque comme aujourd’hui, était plus enclin à protéger les subversifs communistes qu’à les poursuivre.

Il n’y a pas de meilleur exemple de malfaisance du DOJ que le scandale Amerasia, qui a commencé en 1945. Pour raconter brièvement l’histoire, le FBI a appris qu’un magazine pro-communiste, Amerasia, avait cité des documents classifiés du gouvernement, en particulier une note secrète de l’OSS. [L’Office of Strategic Services (OSS, « Bureau des services stratégiques ») était une agence de renseignement du gouvernement des États-Unis créée en 1942 et remplacée en 1947 par la CIA.]

L’enquête subséquente du FBI a révélé qu’un fonctionnaire du Département d’État, John Stewart Service, fournissait au magazine des renseignements confidentiels. Lorsque le FBI est intervenu pour arrêter trois des personnes impliquées, les enquêteurs ont découvert plus de 1 000 documents gouvernementaux dans les bureaux d’Amerasia.

Le directeur du FBI, J. Edgar Hoover, a déclaré que l’affaire était « hermétique », mais le DOJ, contrairement à la preuve, a adopté une position différente. Selon les dossiers du FBI, deux fonctionnaires de la Maison-Blanche et plusieurs personnes du DOJ ont manipulé un grand jury pour « arranger » l’affaire.

La manipulation d’un grand jury est un crime grave, et J.E. Hoover était sans aucun doute alarmé. En 1965, Louis Budenz expliqua que J. Edgar Hoover était destiné à devenir insignifiant, que la vigilance contre le communisme était devenue inacceptable pour l’establishment. Par conséquent, le sénateur Joseph McCarthy (R-Wisc.) a été utilisé comme exemple. Qui par la suite aurait le courage de s’opposer au « marais » de Washington ?

F. Roosevelt a ouvert la porte à la subversion communiste, et elle est restée ouverte depuis tout ce temps. Le président Harry S. Truman a dénoncé l’enquête du Congrès sur cette subversion, la qualifiant de « manœuvre de diversion ». Le président Dwight Eisenhower ne voulait pas d’enquête sur l’armée américaine. Il craignait peut-être que le public découvre que son ancien adjoint, le général Walter Bedell Smith, avait été soupçonné d’être un agent soviétique alors qu’il dirigeait la CIA. Comme Truman, Eisenhower préférait cacher la vérité.

Le président John F. Kennedy et son frère Robert n’aimaient pas les protocoles de sécurité qui empêchaient leurs amis de gauche d’occuper des postes gouvernementaux sensibles. On peut en dire autant du président Johnson. Le président Richard Nixon engagea Henry Kissinger, mais Kissinger fut accusé par un agent double britannique de travailler pour le renseignement militaire soviétique.

Lorsque les communistes sont arrivés au pouvoir, il était trop tard pour régler le problème par des moyens parlementaires normaux. Une personne honnête au gouvernement n’est pas sur un pied d’égalité avec un communiste au gouvernement ; le communiste n’a aucune restriction morale ou scrupule, et peut vous détruire avec le pouvoir même du bureau à sa disposition. Un honnête homme ne penserait pas à abuser de son bureau de cette manière.

Pire encore, les médias ne jouent pas du tout le « rôle de surveillance » tel que proclamé. Les communistes ont infiltré les journaux et les grandes chaînes de télévision, et si quelqu’un essayait de dénoncer la subversion communiste aujourd’hui, il serait dénoncé comme un « maccarthyste ».

Les médias, dans une certaine mesure, ont déformé l’esprit du public. Les mensonges mis de l’avant au sujet du communisme et de l’anticommunisme sont trop nombreux pour être comptés. Le calcul cynique derrière ces mensonges est enraciné dans les succès passés. Les communistes ont trompé le public encore et encore. Qui peut les arrêter ?

Dans l’ensemble du gouvernement, des mesures de sécurité adéquates ont été mises de côté depuis longtemps. Dans les années 1960, ceux qui, comme Otto Otepka, du Département d’État, tentaient de maintenir la ligne contre l’infiltration communiste, se retrouvaient poursuivis par ce même DOJ qui a trafiqué un grand jury dans l’affaire Amerasia.

Comme le disait James Angleton, ancien expert en contre-espionnage de la CIA, « Je n’avais jamais compris le grand avantage que les Russes avaient sur nous… En tant qu’Américains, nous ne tenons pas le secret comme une valeur réelle. Mon Dieu, c’était une explication aussi simple. »

Nous (le peuple Américain) voulons nous sentir justifiés dans notre situation, mais nous devrions éprouver de la honte. Nous sommes tentés, jour après jour, de falsifier et d’esquiver. Le « grand mensonge » de notre temps, bien sûr, est le mensonge du communisme ; ou plutôt, les nombreuses et agréables falsifications que le communisme encourage. Nous sommes au bord d’un abîme.

Le président Donald Trump est assiégé. Pour comprendre le pourquoi, il faut d’abord comprendre l’histoire de la subversion communiste : l’État profond (Deep State) est la cinquième colonne communiste, et la cinquième colonne communiste est l’état profond.

J.R. Nyquist a été chroniqueur pour WorldNetDaily, SierraTimes et Financial Sense Online. Il est l’auteur des livres Origins of the Fourth World War (Origines de la Quatrième Guerre mondiale) et The Fool and His Enemy, ainsi que co-auteur de The New Tactics of Global War.

Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

Références :

Témoins :

Stanton Evans :
https://www.amazon.com/Blacklisted-History-Senator-McCarthy-Americas/dp/1400081068/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1536711333&sr=1-1&keywords=blacklisted+by+history&dpID=51atRbU2lhL&preST=_SY291_BO1,204,203,200_QL40_&dpSrc=srch

Herbert Romerstein :
https://www.amazon.com/Stalins-Secret-Agents-Subversion-Roosevelts/dp/1439147701

Diana West :
https://www.amazon.com/American-Betrayal-Assault-Nations-Character/dp/1250055814/ref=sr_1_3?s=books&ie=UTF8&qid=1536699969&sr=1-3&keywords=American+Betrayal&dpID=51z-SPJskvL&preST=_SY291_BO1,204,203,200_QL40_&dpSrc=srch

Herbert Hoover :
https://www.amazon.com/Freedom-Betrayed-Herbert-Hoovers-Aftermath/dp/0817912347/ref=sr_1_1?s=books&ie=UTF8&qid=1536711436&sr=1-1&keywords=freedom+betrayed&dpID=51c1Lf1dfBL&preST=_SY291_BO1,204,203,200_QL40_&dpSrc=srch

Soupçonné d’être un agent soviétique :

Gen. Walter Bedell Smith :
https://www.amazon.com/Wedge-between-Endangered-National-Security/dp/0743245997/ref=sr_1_2?s=books&ie=UTF8&qid=1536744525&sr=1-2&keywords=Wedge&dpID=51HTsP293bL&preST=_SY291_BO1,204,203,200_QL40_&dpSrc=srch

Version originale

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Les opinions exprimées dans cet article sont celles de l’auteur et ne reflètent pas nécessairement celles d’Epoch Times.

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