Une coiffeuse «grossière» critique un couple interracial, jusqu’à ce qu’un client la mette en larmes

Par Louise Bevan
25 juillet 2019
Mis à jour: 25 juillet 2019

Imaginez la scène : un homme d’origine africaine et sa petite amie blanche entrent dans un salon de coiffure dans le quartier de Harlem, à New York. Personne ne prête trop attention à leur présence pendant les premières minutes, mais la femme blanche appelle bientôt son petit ami « Bébé », et quelques têtes se tournent par curiosité.

Une tête se retourne en particulier.

Illustration – Shutterstock | fizkes

Il y a une femme barbier, une jeune femme d’origine africaine. Elle s’indigne à l’idée que cette femme blanche sorte avec un client africain. Son client, en fait. Et de toute évidence, elle ne peut pas se taire, car elle fait rapidement savoir ce qu’elle ressent face à cette relation interraciale.

Que feriez-vous si vous entendiez un couple interracial se faire humilier dans un lieu public ? Vous mêlez-vous de vos affaires ou prenez-vous la parole contre la discrimination ? Le présentateur de la chaîne ABC, John Quiñones, avec son émission à succès What Would You Do You Do ? (Que feriez-vous ?) était curieux de savoir comment les clients du salon de coiffure de Denny Moe allaient résoudre cette situation.

Avertissement : Rachael, la coiffeuse en colère, est une actrice ! Tout comme Gabriel et Kristin, le couple interracial, qui entrent en scène à gauche et donnent rapidement une prestation convaincante pour les nombreux clients de Denny Moe. Le résultat est sobre, révélateur et, dans certains cas, assez spectaculaire.

Dès que Gabriel entre, Rachael commence à flirter avec lui mais est arrêtée dans son élan dès que Kristin entre dans le magasin. C’est là qu’elle commence à faire pleuvoir des commentaires. « Quoi ? » Elle commence par diriger son incrédulité vers Gabriel. « T’es avec une Blanche ? »

Illustration – Shutterstock | Hurricanehank

« Tu n’as pas pu trouver une femme forte et noire ? », demande-t-elle d’un ton rude, faisant tourner quelques têtes en même temps. Kristin, qui entend tout, s’oppose avec un « Excusez-moi ? », mais Rachael n’est pas découragée.

Kristin suggère à haute voix que l’opinion de Rachael est « insensée », mais le retour de Rachael est fulgurant : « La seule chose insensée, c’est que tu sois là », dit-elle. La mâchoire d’une autre cliente d’origine africaine tombe sur le sol ; elle s’appelle Denise, et elle devient rapidement notre première héroïne du moment. « Tu ne me déranges pas », dit-elle gentiment à Kristin. « Personne ici n’est dérangé par vous. »

Illustration – Shutterstock | Monkey Business Images

« Mais pourquoi défends-tu une femme blanche ? », demande Rachael. « Je me fiche de ce qu’elle est », réplique Denise. « Elle pourrait être violette, je défends une femme. Point final. » Inspirant peut-être d’autres personnes à se manifester pour la défense de Kristin, quelqu’un d’autre contestera ensuite le sectarisme de Rachael.

« On ne peut pas manquer de respect aux clients comme ça », dit Nicholas, un client de l’autre côté du magasin. « Tu devrais avoir honte de faire ça […] La haine ne fait rien d’autre qu’engendrer plus de haine. » M. Quiñones, l’animateur de l’émission, loue plus tard les paroles que Nicholas a dites à Rachael comme une « condamnation éloquente du racisme », et il a raison.

Illustration – Shutterstock | Jacob Lund

Mais Nicholas n’est pas le dernier à parler. Marsha est la suivante, et ses mots sont probablement les plus percutants de tous. C’est une formatrice professionnelle en diversité culturelle, mais aucune formation n’aurait pu préparer Marsha aux propos haineux de Rachael. Cependant, elle combat le vitriol de Rachael avec le meilleur remède : la gentillesse.

« Je t’entends, dit Marsha en souriant, nous nous comprenons. Où est ton cœur bienveillant et aimant ? Essayons de nous lever ensemble », ajoute la femme inspirante, suppliant Rachael de s’excuser auprès de Kristin. Ses paroles finissent par faire pleurer Rachael.

Quand M. Quiñones l’interroge sur la raison pour laquelle elle a parlé si franchement à Rachael, Marsha explique : « Parfois, il faut se lever pour ne pas se replier. » Quand M. Quiñones demande aux autres clients pourquoi ils n’ont pas parlé, ils sont visiblement touchés. Un client admet même : « Rétrospectivement, c’est une grande leçon que j’ai apprise aujourd’hui. »

Les émotions étaient fortes au salon de coiffure chez Denny Moe ce jour-là ! Les paroles haineuses ont été accueillies par le silence, des arguments raisonnés et même de la gentillesse. Mais que feriez-vous dans la même situation ?

Levez-vous contre la haine et le sectarisme. Nous avons tous le courage de faire ce qu’il faut.

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