Une COP21 sous le signe de la sécurité

30 novembre 2015
Mis à jour: 1 décembre 2015

Du 30 novembre au 11 décembre se tient à Paris l’attendue conférence sur le changement climatique. La COP21 accueille 143 chefs d’État sur le site de l’aéroport du Bourget où se déroulent d’importantes négociations. Au total 40 000 personnes sont attendues, dont 10 000 intervenants, journalistes et négociateurs. Avec les évènements récents, l’organisation de cet évènement mondial a cependant dû faire face à de nouveaux défis.

Une conférence dans l’ombre des attentats

C’est en 1972 qu’a eu lieu le premier colloque mondial sur l’environnement. Depuis, plusieurs conférences ont été tenues sur le plan international, dont celle de Kyoto en 1997 (ou la COP3) qui a abouti à l’un des accords majeurs en matière de protection de l’environnement. L’année dernière à Lima, au Pérou, a été rédigé le document préparatoire, limitant le réchauffement climatique à 2 °C, et devant être adopté par un accord à Paris.

Un important dispositif de sécurité accompagne la conférence de la COP21. 8 000 membres des forces de l’ordre sont présents aux frontières, 6 300 dans Paris, avec un renforcement exceptionnel de 2 800 hommes pour la sécurité du site des négociations. Au total 120 000 militaires, gendarmes et policiers sont mobilisés sur l’ensemble du territoire, chiffres confirmés par le ministre de l’Intérieur, Bernard Cazeneuve.

La COP 21 est une action indispensable contre le dérèglement climatique. Laurent Fabius

Pour les Parisiens, les déplacements motorisés ont été difficiles dimanche et le sont encore ce lundi. Les autoroutes conduisant aux aéroports et plusieurs autres axes ont été fermés à la circulation comme la voie Georges Pompidou dans le centre de la capitale. Les mêmes contraintes sont également à craindre à la fin de la conférence.

Une sécurité qui commence à peser

Laurent Fabius a tenu à affirmer le maintien de la conférence malgré les risques d’attentats : « C’est une action absolument indispensable contre le dérèglement climatique ».

L’interdiction de toute manifestation est bien sûr maintenue. Au grand dam des militants des groupes écologiques qui prennent part à ces grands rendez-vous internationaux chaque année pour faire entendre leur voix. La Ligue des droits de l’homme a rapporté samedi dernier, qu’un militant du conseil juridique de la Coalition Climat 21 avait été assigné à résidence. Cette coalition regroupe 130 sociétés civiles, associations et ONG de défense du climat. Celle-ci a émergé suite à la conférence de Copenhague en 2009 qualifiée d’« échec » par les militants.

Une pétition a été lancée en ligne pour « braver » l’interdiction de manifester le dimanche 29 novembre, dont plusieurs intellectuels connus étaient signataires. Le gouvernement a cependant tout mis en œuvre pour faire respecter l’état d’urgence suite aux attentats et les mesures d’urgence ont reçu un large soutien de la population française. Des représentants du gouvernement ont fait valoir qu’en tant que responsable d’un rendez-vous d’une telle portée internationale, l’exécutif ne pouvait se permettre de négliger la sécurité, et ce, d’autant plus alors que les yeux du monde entier sont braqués sur Paris.

Soutenez Epoch Times à partir de 1€

Comment pouvez-vous nous aider à vous tenir informés ?

Epoch Times est un média libre et indépendant, ne recevant aucune aide de l’État et n’appartenant à aucun groupe politique ou financier. Depuis le jour de notre création, nous faisons face à des attaques systématiques pour faire taire la vérité, notamment de la part du parti communiste chinois. C'est pourquoi nous comptons sur votre générosité pour défendre un journalisme indépendant, honnête et en bonne santé. Ensemble, nous pouvons continuer à faire connaître la vérité.

RECOMMANDÉ