Une enfant handicapée de 9 ans, sans jambes, pratique le taekwondo et remporte des médailles – elle aspire à participer aux Jeux paralympiques

Par Robert Jay Watson
10 novembre 2019
Mis à jour: 10 novembre 2019

« Elle ne se considère pas différente », c’est ce qu’a déclaré Sharon Catt à la BBC, à propos de Maisie, sa fille de 9 ans, qui est doublement amputée. Maisie est aussi une compétitrice acharnée du taekwondo. « C’est juste que Maisie met ses jambes le matin. »

Après une sévère poussée de méningite à l’âge de 5 mois, Maisie, qui vit près de Huddersfield dans le nord de l’Angleterre, a dû se faire amputer les deux jambes à 10 mois pour cause de septicémie. Le fait de n’avoir jamais su ce que c’est que de marcher sur ses deux pieds n’a jamais ralenti Maisie. « Quoi qu’elle veuille faire, si elle s’y met, elle le fera », dit Sharon. « Rien n’arrête Maisie. »

Cette détermination et ce dynamisme ont permis à Maisie de passer de la curiosité pour le taekwondo à l’envie de montrer ses prouesses au président mondial de taekwondo ainsi qu’au président du Comité international olympique.

Pour les parents de Maisie, voir leur fille subir l’épreuve de l’amputation à un si jeune âge était dévastateur. « Je voulais juste échanger ma place avec la sienne », a dit Sharon à la BBC. « Personne ne veut voir son enfant vivre ce que Maisie a vécu. »

Cette jeune fille inspirante a appris à utiliser ses prothèses de jambes à leur plein potentiel et fait de nombreuses activités physiques que font les autres enfants de son âge. En plus de la natation, elle est également membre des Éclaireuses. Comme sa mère l’a dit à The Examiner, « elle est déterminée et farouchement indépendante. Elle ne comprend pas pourquoi d’autres personnes comme elle n’ont pas fait des choses comme elle ».

La volonté de Maisie d’entreprendre n’importe quelle activité l’a amenée au taekwondo. Lorsqu’elle a vu son jeune frère Finlay, âgé de 6 ans, s’initier aux arts martiaux coréens chez Premier Taekwondo à Huddersfield, elle était naturellement curieuse. Même si maman Sharon n’était pas certaine au début que ça marcherait, elle était fière de dire à The Examiner que sa fille a été « accueillie et est la première personne handicapée à participer au club », à leur grande surprise.

Pour le maître de Premier Taekwondo Mostafa Bagherzadeh, lorsque le personnel du bureau l’a informé que Maisie voulait s’inscrire, il « ne savait pas quoi répondre », comme il l’a dit à la BBC. Mais en voyant le travail acharné, la détermination et le dévouement de cette fille surprenante, il a été impressionné. « Maisie fait honneur à elle-même et à ses parents », a-t-il dit à The Examiner. « Elle est vraiment proactive et adore le taekwondo. »

Elle a rapidement progressé dans les premières étapes et est maintenant une compétitrice chevronnée ayant remporté des médailles dans des compétitions locales et régionales ainsi qu’une sélection pour l’équipe nationale britannique de Taekwondo Para-Poomsae de 2018. Cela signifie qu’elle a pu participer aux Championnats du monde de Taekwondo à Manchester.

Il se trouve que lorsqu’elle faisait partie de l’équipe de Grande-Bretagne, elle a eu la chance de rencontrer le président du Taekwondo mondial, Choue Chung-won. Pendant que son père, Jonathan Catt, filmait, elle montrait au président sa meilleure forme. La vidéo a été retweetée par Meningitis Now, la principale organisation caritative du Royaume-Uni dédiée à la lutte contre la maladie qui a pris les jambes de Maisie.

Pendant ce temps, Maisie continue de se dépasser, de participer, de gagner des compétitions de para-natation et de travailler ses habiletés de taekwondo, qui la mèneront peut-être un jour aux Jeux paralympiques, espère-t-elle. Sa mère, qui était avec elle lorsqu’elle a rencontré les dignitaires sportifs internationaux à Manchester, espère que l’histoire de sa fille sera une inspiration pour beaucoup.

Comme elle l’a dit à The Examiner, « cela envoie le message aux autres parents et aux enfants que le handicap ne devrait pas vous empêcher de faire du taekwondo ».

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