Une enquête de 8 mois du New York Times sur Epoch Times : peu de faits, beaucoup de biais

Par La Redaction
28 octobre 2020
Mis à jour: 28 octobre 2020

Le 24 octobre, le New York Times publiait un article du chroniqueur Kevin Roose sur le journal Epoch Times. L’article a été publié en première page de l’édition du dimanche.

Kevin Roose a travaillé pendant au moins huit mois sur cette enquête concernant le journal Epoch Times. Le résultat est cependant décevant. Au lieu d’essayer de donner une image juste du journal Epoch Times en tant que média en plein essor, M. Roose a eu recours à des erreurs factuelles, à des insinuations et à de fausses déclarations pour tenter de discréditer un média concurrent.

En outre, les précédents commentaires publiés sur les médias sociaux par Kevin Roose et Ben Smith, chroniqueur du NY Times (qui a contribué à l’article de M. Roose) au sujet du journal Epoch Times, dans lesquels ils semblent débattre d’un effort collectif pour contrer ce journal, des question se soulèvent quant aux intentions derrière cet article (voir la section « Parti pris personnel »).

Au cœur de l’article se trouve le mécontentement apparent du NY Times quant au fait que le journal Epoch Times soit devenu – selon les propres termes du NY Times« l’un des éditeurs numériques les plus puissants du pays ». L’article aurait facilement pu être écrit comme le récit du succès d’un groupe de Chinois américains qui chérissent leurs droits au titre du premier amendement et ont réussi à développer un grand média indépendant.

Au lieu de cela, Kevin Roose s’appuie sur des mots tels que « secret » et tente de nous lier à un média sans rapport, afin de remettre en question la qualité de notre journalisme maintes fois récompensé.

Kevin Roose s’oppose particulièrement à notre position critique vis-à-vis du Parti communiste chinois (PCC) et de ses violations permanentes des droits de l’homme. Il minimise les comptes-rendus portant sur les abus en cours, affirmant qu’ils « tournent à l’exagération ». Cette défense inhabituelle et ces mesures de complaisance à l’égard du PCC sont moralement discutables. Pendant des années, le NY Times a cherché à élargir son accès au marché chinois et a accepté des millions de dollars de revenus publicitaires de la part des médias d’État chinois.

Erreurs factuelles et fausses déclarations

Kevin Roose a inclus un certain nombre d’erreurs factuelles flagrantes, bien qu’il ait été informé de leur inexactitude avant la publication.

Par exemple, Kevin Roose écrit que « l’expérience la plus audacieuse a peut-être été la création d’un nouveau site politique de droite appelé « America Daily » ».

Le journal Epoch Times n’a aucun lien avec cette organisation médiatique, comme cela a été signalé à M. Roose en réponse à ses questions par e-mail.

Kevin Roose lui-même ne fournit aucune preuve pour appuyer cette affirmation, se tournant plutôt vers un ancien employé du journal Epoch Times qui a travaillé pour America Daily. Son implication, cependant, n’est survenue qu’après le départ de cet employé du journal Epoch Times ; cela n’a aucun lien avec le journal Epoch Times.

Il est insensé de tenir le journal Epoch Times pour responsable des actes d’un ancien employé travaillant pour une autre société de médias. En même temps, cela montre à quel point M. Roose s’est efforcé de donner une mauvaise image du journal Epoch Times en le liant à des entités sans rapport avec lui.

Dans son article, Kevin Roose utilise également des allusions laissant entendre que la croissance du journal Epoch Times sur Facebook était en quelque sorte le résultat de « fermes à clics ». Cependant, Kevin Roose ne fournit aucune preuve de cette affirmation. Comme indiqué à M. Roose dans un e-mail en réponse à ses questions, le journal Epoch Times « a utilisé les propres outils promotionnels de Facebook pour gagner de façon organique un plus grand nombre d’abonnés, et non par le biais de ‘robots’ ou de ‘faux comptes' » comme M. Roose l’a suggéré à tort.

Kevin Roose écrit également dans son article que le journal Epoch Times a été « l’un des plus importants promoteurs du ‘Spygate’, une théorie de conspiration sans fondement qui prétend que des fonctionnaires de l’administration Obama ont illégalement espionné la campagne de M. Trump en 2016 ».

Il s’agit d’une déformation intentionnelle de l’article rédigé par le journal Epoch Times au sujet de l’enquête « Crossfire Hurricane » du FBI en 2016. En effet, le journal Epoch Times a été un leader parmi les reportages consacrés à ce sujet, qui a été traité par d’autres médias, dont le NY Times. En outre, le sujet fait toujours l’objet d’une enquête de la part du procureur américain John Durham.

Kevin Roose affirme également que « les publications et les émissions liées au journal Epoch Times ont fait la promotion de la théorie de conspiration de QAnon et ont diffusé des affirmations déformées sur la fraude électorale et le mouvement Black Lives Matter ». Remarquez comment il écrit « les publications et les émissions liées au » journal Epoch Times. Incapable d’attaquer directement le journal Epoch Times, M. Roose parle de ces entités dites « liées » sans même préciser à quoi il fait référence.

En réalité, le journal Epoch Times n’a jamais « promu la théorie de la conspiration de QAnon » et n’a jamais publié d’informations inexactes sur « la fraude électorale et le mouvement Black Lives Matter ».

Omission des citations les plus pertinentes

Dans son article, Kevin Roose se contente de mettre en cause d’anciens employés mécontents pour attaquer le journal Epoch Times, en ignorant les commentaires positifs des personnes interviewées.

Par exemple, M. Roose a interviewé le dissident chinois Guo Wengui pour son article, mais ses commentaires n’ont pas été inclus. Dans une vidéo YouTube, M. Guo affirme avoir dit à M. Roose (qui, selon M. Guo, avait laissé entendre que l’article porterait sur M. Guo, pour ensuite lui poser des questions sur le journal Epoch Times pendant l’interview) que le journal Epoch Times était « excellent » et « remarquable ».

Il a également fait l’éloge du journal Epoch Times pour ses reportages courageux réalisés à Hong Kong face aux intimidations du PCC.

« Je les respecte beaucoup. Le journal Epoch Times est dans les rues de Hong Kong avec ses caméras directement gérées par le PCC, en retransmission directe. Pensez-vous que c’est facile ? » rapporte-t-il avoir confié à M. Roose.

Guo Wengui a également posé des questions à M. Roose : « Pourquoi ne pas s’attaquer au PCC ? […] Quel genre de média grand public êtes-vous ? »

Aucun des commentaires de M. Guo n’a été repris dans l’article de M. Roose. Est-il courant que le NY Times n’inclut que des citations de personnes qui s’expriment négativement sur un sujet qu’il couvre ? Comment cela ne constitue-t-il pas un exemple flagrant de partialité ?

Parti pris personnel

Les publications sur les médias sociaux de M. Roose montrent que son opinion sur le journal Epoch Times était déjà décidée avant même d’avoir commencé à faire un reportage sur nous. Dans une série de tweets désormais supprimés, publiés en novembre 2019, il s’est moqué du journal Epoch Times et de sa position critique sur le communisme.

Dans une autre série de tweets publiés en décembre 2019, M. Roose et trois autres journalistes ont laissé entendre qu’ils auraient dû recevoir « une prime » de la part de Facebook pour avoir obtenu de la compagnie le bannissement des publicités du journal Epoch Times.

Kevin Roose a pris part à la conversation en déclarant : « Mon Dieu, nous pourrions tous posséder de nombreuses maisons de vacances aujourd’hui. »

Si le ton des tweets était jovial, trois des quatre journalistes – MM. Roose, Smith et Ben Collin, journaliste de NBC News – ont été impliqués dans des attaques publiques contre le journal Epoch Times. M. Smith a également participé à la rédaction de l’article de M. Roose.

L’utilisation du « nous » par M. Roose dans ce commentaire, et le simple fait que des journalistes de médias concurrents célèbrent ensemble une infortune subie par le journal Epoch Times, soulève cette question : se sont-ils engagés dans une campagne coordonnée et préméditée contre le journal Epoch Times ?

Par ailleurs, quelle est le positionnement des responsables du NY Times sur cette manifestation flagrante de partialité et cette potentielle collaboration ?

Minimiser les violations des droits de l’homme en Chine

Dans son article, M. Roose cherche à minimiser les persécutions dont fait l’objet actuellement le Falun Gong, discipline spirituelle pratiquée en Chine. Cette persécution a été largement documentée par des groupes de défense des droits de l’homme ainsi que par des organismes gouvernementaux tels que le département d’État américain. Au lieu de citer ces informations publiquement disponibles, M. Roose a cherché à minimiser ces atteintes aux droits de l’homme.

Kevin Roose ne tient pas compte non plus d’un grand nombre de preuves qui démontrent que le PCC assassine des prisonniers d’opinion, en particulier les pratiquants de Falun Gong, pour leurs organes, les décrivant plutôt comme des « accusations ».

Cette situation favorise le jeu du régime chinois, qui s’efforce depuis des années d’influencer les médias en occident.

Des articles comme celui-ci sont extrêmement précieux pour le PCC, car il peut les utiliser ensuite pour sa propagande interne afin de justifier ses campagnes de persécution en cours. Le NY Times lui-même a traduit en chinois un article précédent rédigé par M. Roose sur le journal Epoch Times.

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