Une femme a choisi la vie pour ses triplées il y a 24 ans, malgré le conseil du médecin d’avorter

Par Louise Bevan
5 août 2021
Mis à jour: 5 août 2021

Malgré le manque de soutien de son mari, les moqueries de sa communauté et le conseil de son médecin d’avorter, une femme en Inde a choisi la vie, élevant courageusement seule des triplées.

« Mes filles sont ma force », a confié à Epoch Times l’infirmière-sage-femme auxiliaire Jasbeer Kaur, qui réside actuellement dans le district de Ganganagar, au Rajasthan, dans le nord de l’Inde. « Je n’ai aucun regret, aucun fardeau sur mon cœur. Si j’avais commis le péché [de l’avortement], je serais morte juste avec la culpabilité. »

Jasbeer Kaur avec ses triplées (Avec l’aimable autorisation de Sandeep Kaur)

Jasbeer s’est mariée en 1995, et il est rapidement devenu évident que son mari était un alcoolique violent. Quelques mois après les noces, Jasbeer est tombée enceinte. Mesurant 1,80 m, Jasbeer, alors âgée de 26 ans, a compris que quelque chose n’allait pas dans sa grossesse, car elle avait énormément grossi au cours des trois premiers mois. Elle a donc décidé de faire faire une échographie.

« Ma sœur était avec moi. Mon mari ne m’a pas du tout soutenue », se souvient-elle. On a dit à Jasbeer qu’elle était enceinte de trois filles, selon une pratique qui consiste à révéler le sexe des bébés à naître à leurs parents et qui est devenue illégale depuis. En apprenant la nouvelle, elle a été bouleversée car, à l’époque, elle ne connaissait personne qui avait donné naissance à des triplés.

À la maison, Jasbeer a le soutien de sa mère, mais les paroles de son médecin résonnent dans ses oreilles : elle devrait avorter immédiatement, pour sauver ses finances futures et son mariage.

« Le médecin était une femme et cela m’a surprise qu’elle ait de telles pensées », a dit Jasbeer. « J’étais très en colère dans mon cœur. J’ai pensé qu’il s’agissait d’un énorme péché… Elle m’a dit : ‘Ce sera comme un accouchement normal, vous n’aurez aucun problème.’ »

Réfléchissant à l’étape suivante, Jasbeer s’est dit que « c’étaient de petites âmes innocentes, qui n’étaient même pas nées, qui n’avaient même pas vu le monde alors comment pouvions-nous simplement les jeter à la poubelle ? »

« Lorsque je travaillais à l’hôpital, j’observais comment certaines personnes avortaient leurs bébés », a dit Jasbeer. « Comment des bébés entièrement formés sortaient et tombaient dans le seau. »

À cette époque, un enfant de sexe féminin était également indésirable dans la communauté de Jasbeer. Aucune fille n’était née du côté de la famille de son mari depuis trois générations, et il n’était pas prêt à subvenir aux besoins de ses filles triplées ni à ceux de sa femme si elle refusait d’avorter, lui demandant ainsi de partir.

Cependant, Jasbeer était claire : elle ne pourrait pas vivre une vie paisible si elle prenait la décision d’avorter.

Ainsi, la future mère déterminée a quitté son foyer avec le soutien de sa foi et de sa famille.

Jasbeer Kaur a choisi la vie pour ses trois filles. (Avec l’aimable autorisation de Sandeep Kaur)

Les étrangers, dit-elle, la regardaient en se moquant de sa silhouette s’alourdissant. Pourtant, sa mère, son frère et sa belle-sœur l’ont rassurée en lui disant qu’ils se débrouilleraient. Jasbeer pense que Dieu lui a donné le courage dans sa décision.

Jasbeer dit avoir demandé à Dieu de faire en sorte que ses filles naissent en bonne santé. « C’est tout ce que je voulais », se souvient-elle.

Les magnifiques bébés Sandeep, Mandeep et Pardeep sont nées le 3 décembre 1996 au Punjab, un État situé dans le nord de l’Inde. Jasbeer a amené deux de ses filles avec elle tandis qu’elle travaillait au Rajasthan pour subvenir aux besoins de sa famille. La troisième est restée avec la mère de Jasbeer à Amritsar, au Pendjab, et les a rejointes plus tard, lorsque Jasbeer a pu s’en sortir.

La vie est difficile et les défis sont nombreux.

« Je devais continuer mon travail d’infirmière et m’occuper de ma maison », a dit Jasbeer. « Mon salaire était très bas. Je devais éduquer mes filles et je n’avais aucun autre soutien pour éduquer mes enfants dans de bonnes écoles réputées. »

Les triplées de Jasbeer Kaur lorsqu’elles étaient enfants. (Avec l’aimable autorisation de Sandeep Kaur)

Pourtant, un travail acharné et l’amour d’une mère ont fait des merveilles pour les filles en pleine croissance de Jasbeer, qui partagent une ressemblance frappante. Aujourd’hui, elles ont 24 ans et s’épanouissent.

Sandeep est maquilleuse. Pardeep, après avoir obtenu une qualification en gestion hôtelière, travaille dans un hôtel. Suivant les traces de sa mère, Mandeep travaille dans le domaine des soins infirmiers avec une ONG appelée FRHS India et vit avec sa mère.

Jasbeer affirme que le succès de ses filles parle de lui-même. Sa communauté, dit-elle, émet même l’hypothèse que ses filles n’auraient peut-être pas aussi bien réussi si elles étaient nées dans un autre foyer.

« Tout le mérite revient à ma mère au cœur de lionne, qui ne nous a jamais imposé de restrictions », a souligné Sandeep à The Better India. « Elle a réussi les deux rôles de mère et de père. Elle ne nous a jamais laissé sentir que quelque chose manquait. »

Sandeep, Mandeep et Pardeep Kaur (Avec l’aimable autorisation de Sandeep Kaur)

Après une carrière de plusieurs décennies, Jasbeer doit prendre sa retraite, mais l’immense respect qu’elle a gagné en tant que sage-femme, femme et mère la suivra dans la prochaine phase de sa vie.

« Les gens les respectent, a-t-elle dit au sujet de ses filles lors d’un entretien avec Epoch Timeset aujourd’hui, je suis également très respectée grâce à elles. Je sens que, grâce à elles, je suis en vie. »

« Ne tuez pas vos filles, aimez-les, éduquez-les, élevez-les. Donnez-leur votre amour et recevez leur amour en retour. Elles apportent du soleil dans vos foyers. »

(Avec l’aimable autorisation de Sandeep Kaur)
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