Une grande dynastie grecque sur le point de reprendre les rênes du pays et d’Athènes

Par afp
30 mai 2019
Mis à jour: 12 juillet 2019

En Grèce, une grande dynastie politique de droite se présente en pole position pour reprendre les rênes de la ville d’Athènes, dimanche, et du gouvernement grec, lors de législatives anticipées le 7 juillet.

Près de deux décennies après sa mère, Dora Bakoyannis, qui fut la première femme maire d’Athènes avant les JO de 2004, Costas Bakoyannis pourrait accéder à ce poste prestigieux lors du second tour des municipales dimanche. Mais dans cette grande famille politique, le frère de Dora, Kyriakos Mitsotakis, pourrait faire encore mieux lors du scrutin de juillet, et décrocher la fonction suprême en Grèce, celle de Premier ministre… que son père avait lui-même occupée.

Ainsi, avec tout juste dix ans d’écart, l’oncle et le neveu ont de fortes chances d’accéder à deux postes politiques clés quasi-simultanément, et ainsi d’écrire un nouveau chapitre de l’histoire politique grecque. Comme leurs parents l’avaient fait avant eux, ils se présentent tous deux sous la bannière du parti conservateur Nouvelle Démocratie (ND) qui dirigea longtemps le pays avant l’arrivée en 2015 de la gauche d’Alexis Tsipras.

Après une défaite cinglante aux Européennes, avec plus de 9 points d’écart avec ND, le Premier ministre Alexis Tsipras a appelé dimanche à la tenue de législatives anticipées, initialement prévues à la fin de son mandat en octobre. « Les citoyens ont demandé un changement politique. Ce changement… a déjà commencé », a déclaré, après sa victoire aux Européennes, Kyriakos Mitsotakis, leader du parti conservateur depuis 2016.

L’oncle et le neveu baignent depuis leur plus jeune âge dans la politique: Constantin Mitsotakis, le père du premier et grand-père du second, occupa plusieurs postes ministériels depuis les années 50, avant d’être Premier ministre dans une administration ND de 1990 à 1993. Le patriarche s’est éteint en 2017 à l’âge de 98 ans. Sa fille, Dora, outre son poste de maire d’Athènes, a également été ministre de la Culture sous le gouvernement de son père et plus tard, ministre des Affaires étrangères (2006-2009).

Son frère, Kyriakos, 51 ans, a plaidé lundi pour « des allègements fiscaux, de l’emploi et sécurité pour tous, et un autre style de gouvernance ». « Nous allons rester modestes . Nous ne succomberons pas à la tentation de faire des promesses électorales », a ajouté le diplômé en sciences politiques de l’Université d’Harvard.

Avec un deuxième Premier ministre potentiel, la famille Mitsotakis, originaire de Crète, prend la suite d’une autre dynastie politique grecque, plus à gauche sur l’échiquier politique, les Papandréou qui ont fait élire trois Premiers ministres entre 1944 et 2009.

En vue du second tour des municipales d’Athènes, Costas Bakoyannis, 41 ans, affiche plus de 25 points d’avance sur son challenger du second tour, avec plus de 42% des suffrages, un résultat « au-delà de ses attentes ». « Nous voulons que tous les Athéniens se sentent partie intégrante du changement que nous voulons apporter à la ville », a-t-il lancé au soir du premier tour.

MM. Bakoyannis et Mitsotakis ont fait de la sécurité publique une priorité, surfant sur la vague de critiques anti-Tsipras et sa prétendue inaction face aux actes de vandalisme des anarchistes. Costas Bakoyannis n’avait que 11 ans lorsque son père Pavlos, un avocat et député de ND, a été assassiné par l’organisation d’extrême gauche « 17 Novembre ». Aussi il avait confié être « fou furieux » de la décision de l’administration Tsipras d’accorder plusieurs permissions de sortie au meurtrier de son père, Dimitris Koufodinas, l’un des principaux dirigeants de cette organisation extrémiste.

« Ils devraient faire leur signe de croix, s’ils croient en Dieu, et espérer que je ne devienne pas maire », avait déclaré M. Bakoyannis, peu après qu’une de ses permanences électorales ait été enduite de peinture en marge d’une manifestation de soutien à Dimitris Koufodinas. Diplômé comme son oncle en sciences politiques d’Harvard, Costas Bakoyannis avait été à l’âge de 33 ans maire de la petite ville de Karpenissi en 2010, puis gouverneur de la région du centre de la Grèce, en 2014.

D.C avec AFP

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