Une immortalité de la vie au niveau microscopique ?

21 novembre 2016 Mis à jour: 21 novembre 2016

Dans Au-delà de la science, Epoch Times explore les recherches et les récits examinant les phénomènes et les théories qui posent un défi aux connaissances actuelles. Nous nous penchons sur les idées stimulant l’imagination et ouvrant de nouvelles possibilités. Faites nous part de vos idées sur ces sujets, parfois controversés.

Au sens strict, le corps humain meurt à chaque décennie. Chaque cellule se reproduit, disparaît et est remplacée à une fréquence spécifique, dépendante du type de cellule dont il s’agit (musculaire, conjonctive, cellules d’un organe ou nerveuse, et ainsi de suite). Les cellules ayant originellement occupé notre visage, nos os ou notre sang ont disparu depuis des heures, des jours ou des années tandis que notre corps se renouvelle constamment.

Mais alors où notre conscience peut-elle résider ? Est-elle exempte du cycle de vie et de mort qu’expérimentent notre corps physique ? Qu’est-ce que la vie dans ce renouvellement et comment s’y détermine la mort ?

Les réponses à ce genre de questions se trouve souvent à la frontière entre la science et la philosophie. La capacité de déterminer où commence la vie, où se termine-t-elle et où demeure-t-elle est pourtant d’une importance vitale pour la communauté scientifique cherchant à découvrir l’existence d’organismes vivants dans de futures explorations spatiales. Une meilleure compréhension de ces questions pourrait également nous aider à mieux déterminer le moment exact de la mort, dans l’espoir de produire des méthodes plus avancées de réanimation d’organismes biologiques.

L’atome immortel

Selon la biologie moderne, l’apprentissage consiste en une diversité de stimulations environnementales et en la croissance des ramifications dendritiques tout au long de la vie d’une personne, se développant dans ce qui est connu comme la « conservation d’information neuronale ».

Ce type de conservation est rapide, mais pas aussi aussi efficace que l’information génétique. Un paquet d’information génétique est instantanément délivré génération après génération sans le besoin d’un fastidieux apprentissage verbal.

Pour le présenter d’une autre façon, les empreintes de nos corps existent dans nos enfants par nos gènes. La couleur des cheveux, la forme du corps, les protéines plasmatiques, ou tout autre trait particulier est préservé dans des paquets d’information génétique qui se transmettent sur de multiples générations.

Cela évoque-t-il pour autant une forme d’immortalité ? Certainement pas. Lors de l’assemblage des gamètes qui précède la fécondation, un grand pourcentage de gènes est perdu lors de la formation du zygote. Des particularités se transmettent, mais l’individualité s’achève à la mort.

Néanmoins, des scientifiques affirment que l’esprit et le corps prendraient des chemins séparés après que le cycle de la vie se soit terminé. Selon les médecins Rene Severijnen et Ger Bongaerts – chercheurs à l’université Radboud de Nimègue – la vie existerait sur différents niveaux. Ils ont noté qu’alors que les cellules meurent assez rapidement, les atomes sont pour ainsi dire immortels.

Selon Bongaerts, la mort d’un atome signifie de la matière se convertissant en énergie – la même chose qui arrive lors de la détonation d’une bombe nucléaire. Cela veut dire que lorsqu’un corps se décompose à la morgue (s’altère au niveau cellulaire), les noyaux atomiques ne se dégradent pas. Pour le formuler autrement, nous pouvons dire qu’à sa mort chaque corps présente le danger potentiel d’une explosion nucléaire si il se dégrade entièrement.

L’activité atomique ne se termine pas à la mort, alors qu’arrive-t-il lorsque qu’une personne meurt ?

Si nous examinons les croyances des cultures orientales ancestrales, il est dit que les humains possèdent des corps multiples sur différents niveaux. Selon cette compréhension, nous pouvons voir que lorsque le corps se décompose à la morgue, la couche cellulaire (le corps physique) se désintègre. Pendant ce temps, les atomes relativement minuscules à l’intérieur de ces cellules continuent d’exister dans une dimension imperméable à une telle altération, en gardant leur composition originelle.

Ces « corps » sont donc faits de particules plus petites que nos cellules qui n’expérimentent pas la décomposition que nous observons à la morgue. Ils pourraient bien être l’âme, l’esprit ou la conscience post-humaine que nous pouvons deviner, mais qui ne sont toujours pas identifiables pour la science.

Leur présence indique que même après la mort d’un corps, la vie n’est peut-être pas terminée. Comme l’a fait remarqué le Dr. Severijnen, l’arrêt de la croissance et de l’activité métabolique au moment de la mort n’est qu’une facette de la question.

La vie au niveau microscopique

Selon certains scientifiques, les atomes auraient la capacité de se souvenir de chaque émotion, de chaque sensation, de chaque expérience minuscule. Bien que l’idée d’atomes ayant une mémoire puisse sembler cocasse, la découverte de l’intelligence à des niveaux microscopiques a ouvert la porte à de nouvelles questions sur l’origine de la vie.

Pendant de nombreuses années, la science a considéré que les cellules ne présentaient pas d’individualité ; les cellules passaient pour se comporter tout du long comme des fils reliant les appareils dans une usine. Le professeur Brian Ford, biologiste et président de la Cambridge Society for the Application of Research, suggère pourtant une autre théorie.

Son travail révèle que les cellules individuelles sont plutôt de petites entités complètes douées d’intelligence, pouvant communiquer et partager des informations. Selon lui, la cellule individuelle est un organisme complet réellement capable de prendre des décisions.

Nous pouvons alors envisager que les cellules ayant des capacités n’ayant jamais été évoquées par la plupart des scientifiques, comme certains autres scientifiques le suggèrent, pourraient préserver leurs propres structures atomiques. Cette compréhension pourrait bien offrir une clé vers l’immortalité humaine dans l’illusion apparente reflétée par l’état de mort des couches superficielles.

Version anglaise : Life’s Abode

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