Une jeune fille a dû se faire amputer le pouce après que l’habitude de se ronger les ongles a causé un cancer

Par Robert Jay Watson
28 août 2019 Mis à jour: 28 août 2019

Nous savons tous que se ronger les ongles est une très mauvaise habitude et qu’il est plutôt désagréable d’en être témoin, surtout quand on pense à tous les microbes que l’on peut attraper au fil de la journée.

Quand vous voyez pour la première fois des photos de l’Australienne Courtney Whithorn telle qu’elle est aujourd’hui, il est difficile d’imaginer qu’elle est une personne nerveuse. Elle a un sourire radieux et elle est belle. Mais en tant qu’élève du lycée, Courtney a été la cible d’intimidation cruelle, ce qui a miné sa confiance en elle et l’a amenée à se ronger les ongles pour faire face à la pression.

L’habitude nerveuse de Courtney se concentrait sur l’ongle de son pouce droit, et en peu de temps, l’ongle avait complètement disparu. Elle se rongeait le lit de l’ongle, qui se trouve sous l’ongle. Au début, il s’agissait d’une façon simple de faire face à la peur de ses intimidateurs, mais l’habitude est devenue incontrôlable et a mis sa vie en danger.

« Des rumeurs se sont répandues à mon sujet et si je m’asseyais avec les gens au déjeuner, ils m’ignoraient complètement comme si je n’existais pas. Ronger mes ongles est devenu pour moi un mécanisme d’adaptation », a déclaré Courtney au Daily Mail.

De tous les traumatismes de cette période de sa vie, le pire, c’est peut-être qu’elle a caché à ses amis et à sa famille son pouce qui était de plus en plus douloureux, qui devenait nécrosé. « Je me suis rongé l’ongle jusqu’à ce qu’il n’y en ait plus et j’étais visiblement très mal à l’aise de voir à quel point il était noir », a expliqué Courtney au Daily Mail. « Ma main était constamment fermée parce que je ne voulais pas qu’on le voie, pas même mes parents. »

La seule chose qui l’a maintenue en vie a été l’intervention d’un camarade de classe, Tyson Donnelly, qui, sans connaître Courtney, a pris position contre ceux qui la harcelaient. Un jour, à l’école, quand il les a entendu continuer, il s’est simplement approché d’eux et leur a dit de se taire. Après qu’il a affronté les intimidateurs, une Courtney reconnaissante se souvient qu’ « il m’a emmenée m’asseoir avec lui et c’est comme ça que nous nous sommes rencontrés. On est ensemble depuis, alors c’est une bonne chose qui est sortie de cette histoire ».

Bien que les choses se soient beaucoup améliorées après que Courtney et Tyson ont commencé à se fréquenter, les dommages causés par des années à se ronger les ongles avaient été faits. Son pouce au complet était visiblement dans un tel état qu’elle l’a montré à ses parents et est allée voir le médecin. Ils l’ont référée à des chirurgiens plastiques, qui ont réalisé que le problème était bien plus gros qu’un ongle manquant.

Après une biopsie, ils ont découvert quelque chose qui a laissé l’adolescente sous le choc : un cancer.

« Quand ces résultats sont arrivés, on m’a dit que c’était un mélanome malin, ce qui était très rare, surtout pour quelqu’un de mon âge et de cette taille. » Courtney et sa mère étaient désemparées de cette nouvelle. Elle a expliqué au Mail : « Quand j’ai découvert que me ronger l’ongle était la cause du cancer, ça m’a bouleversée. »

Les médecins lui ont rapporté une nouvelle désastreuse : il faudrait amputer son pouce au complet pour empêcher que le cancer ne se propage. On ne sait pas grand-chose sur le type de cancer de la peau que Courtney avait contracté, appelé « mélanome acro-lentigineux sous-ungual ».

Après de multiples interventions chirurgicales qui ont abouti à l’amputation, Courtney ne sait toujours pas quel sera son sort. « Il n’y a pas assez de recherche pour dire quel est le taux de survie ou quelle est la probabilité qu’il revienne », a-t-elle expliqué au Mail. « Parce qu’on n’en sait pas beaucoup à ce sujet. J’ai pleuré à chaque fois que j’en ai parlé. »

Pour l’instant, Courtney est en rémission. Elle a réussi à terminer ses études à l’Université Griffiths dans le Queensland, et elle a maintenant un emploi à l’hôpital Robina sur la Gold Coast.

Quant à ses conseils pour les autres personnes qui se rongent les ongles et sont victimes d’intimidation, « si je pouvais dire quoi que ce soit, ce serait défends-toi, tout simplement ». Bien que sa famille et son petit ami aient joué un rôle inestimable dans son processus de rétablissement, Courtney insiste sur le fait qu’il faut « être soi-même et être qui on doit être ».

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