Une mère qui a refusé d’avorter d’un bébé atteint du trisomie déclare : « Il a fait de moi une meilleure personne »

Par Epoch Times
24 juin 2021
Mis à jour: 24 juin 2021

Il y a plus de cinq ans, Stephanie a décidé de porter son bébé à terme, malgré que le médecin lui ait conseillé d’avorter de l’enfant, qui avait été diagnostiqué trisomique.

Or, en mettant son fils au monde, Stephanie Wolfe a gagné en amour et en sagesse, ce qu’elle ne soupçonnait pas à ce moment-là.

« Sachant ce que je sais maintenant, je voudrais tellement pouvoir revenir en arrière et voir à quoi allait ressembler notre vie telle qu’elle l’est maintenant », a-t-elle partagé à Epoch Times.

« Oui, nos vies sont différentes, mais tellement mieux ! Il y a tellement plus de joie, d’amour et d’espoir. Grâce à Eli, nous sommes devenus de meilleures personnes et plus fortes. »

(Avec l’aimable autorisation de Michelle Sullivan)

Avant la naissance d’Eli, Stephanie et Eric avaient déjà trois filles. Le couple a convenu qu’il avait suffisamment d’enfants, et Eric s’est fait vasectomiser.

« Le médecin nous a mis en garde d’être bien certains de ne plus vouloir avoir d’enfants », raconte Stephanie.

Mais Stephanie avait toujours envie d’être mère à nouveau, et le couple s’est mis d’accord sur le fait que, s’ils voulaient d’autres enfants, ils en adopteraient.

« Quelques années plus tard, j’ai déposé ma plus jeune fille à son premier jour de classe de maternelle. Je me souviens que toutes les autres mamans étaient très excitées à l’idée d’aller suivre des cours de kickboxing », raconte-t-elle. « Elles étaient tellement heureuses d’avoir plus de liberté, maintenant que leur dernier enfant commençait enfin l’école. »

(Avec l’aimable autorisation de Michelle Sullivan)

Mais Stephanie n’était pas du tout à l’aise avec l’idée de ne plus avoir d’enfants autour d’elle. Le couple a commencé à se tourner vers l’adoption, mais en vain – toutes les portes se fermaient à mesure qu’ils exploraient des pistes.

« Je me sentais tellement vaincue. Finalement, Eric et moi nous sommes assis pour élaborer un plan », raconte Stephanie.

Son mari et elle ont opté pour inverser la vasectomie afin de pouvoir avoir d’autres enfants. Bien que la chirurgie comporte des risques, le couple s’est lancé dans l’aventure.

Or, fait intéressant, Stephanie sentait que, si elle tombait enceinte, le bébé serait atteint de trisomie. Bien sûr, après que son mari a fait quelques recherches sur cette maladie, le couple a balayé cette idée de leur esprit.

Ils ont trouvé un médecin au Texas qui était prêt à faire la chirurgie à prix raisonnable et ce dernier a dit que Stephanie pourrait concevoir un enfant après six mois.

(Avec l’aimable autorisation de Michelle Sullivan)
(Avec l’aimable autorisation de Michelle Sullivan)

Mais elle est tombée enceinte au bout d’un mois. Elle a pris rendez-vous dans un centre commercial pour un examen, et ils ont appris qu’il s’agissait d’un garçon !

« Nous nous sommes tous mis à applaudir et à pleurer », dit-elle. « La vie que je m’étais imaginée pour lui a défilé devant mes yeux. Je l’ai vu grandir, se marier et avoir des enfants. »

À la 20e semaine de sa grossesse, Stephanie est allée passer une échographie et a remarqué quelque chose d’inhabituel sur le ventre de son bébé, qu’elle n’avait pas vu lors des examens précédents.

« Mon cœur s’effondrait et battait très vite en même temps », se souvient-elle. « J’ai regardé le visage de la technicienne et j’ai vu son attitude changer immédiatement. »

(Avec l’aimable autorisation de Michelle Sullivan)

Ce jour-là, la technicienne ne les a pas informés des résultats, alors Stephanie a pris l’initiative de faire elle-même ses recherches sur le web, et a présumé que son enfant était atteint d’une atrésie duodénale.

Tôt le lendemain matin, l’obstétricien lui a téléphoné pour lui annoncer une mauvaise nouvelle : « Il m’a dit qu’il y avait trois anomalies à l’échographie : le bébé avait les intestins bouchés, une malformation cardiaque et du liquide dans le cerveau », a expliqué la mère.

Le médecin a expliqué qu’il s’agissait d’un trouble chromosomique et que Stephanie devait se rendre immédiatement à l’hôpital pour un scan de niveau supérieur. Le médecin a ensuite confirmé que le bébé était atteint de trisomie 13 et a même suggéré d’avorter – ce que le couple a refusé.

« J’ai téléphoné aux membres de ma famille pour les informer de la situation et l’un d’entre eux, qui se dit pro-vie, m’a dit d’avorter parce que l’enfant ne ferait que souffrir », raconte la mère.

Le couple a refusé de céder à la pression et Stéphanie a mené sa grossesse à terme, accouchant par césarienne d’un bébé de 1,9 kg.

(Avec l’aimable autorisation de Michelle Sullivan)

Deux jours plus tard, le bébé Eli a subi sa première intervention chirurgicale pour débloquer ses intestins, puis il est resté 12 jours à l’unité de soins intensifs néonatals avant d’obtenir son congé.

Six mois plus tard, Eli a subi une opération à cœur ouvert pour corriger un défaut du canal.

« Ce jour-là, laisser mon petit garçon entre les mains des chirurgiens, sachant que je ne le reverrais peut-être jamais, a été la chose la plus difficile de ma vie », a déclaré Stephanie.

Or, l’opération a réussi et, après six jours d’hospitalisation, il est rentré chez lui.

Aujourd’hui, Eli a 5 ans et mène une belle vie.

Non seulement il a inspiré sa mère à créer une entreprise de t-shirts pour les enfants ayant des besoins particuliers – affichant des messages de joie, de sensibilisation du public et favorisant l’inclusion –, mais il a fait bien plus, a expliqué sa mère.

(Avec l’aimable autorisation de Michelle Sullivan)

Stephanie affirme qu’Eli est « la plus grande bénédiction de notre vie » et le qualifie de « doux, gentil et drôle ».

« Je m’étonne de la rapidité avec laquelle il peut apprendre des choses – il connaît déjà toutes les lettres [de l’alphabet] et commence à lire », a déclaré la maman. « Eli m’inspire chaque jour à être une meilleure personne, à être plus gentille et à défendre ceux qui ne peuvent pas eux-mêmes se défendre ».

« Il me rappelle ce qui est vraiment important dans la vie. »

Stephanie ajoute :

« Sachant ce que je sais maintenant, je dirais à mon moi [qui était à l’époque] terrifié qu’il peut y avoir tant de beauté dans les difficultés, que passer à travers toutes ces chirurgies et faire face à l’inconnu donne une force que je ne savais pas que j’avais. Eli a vraiment embelli ma vie. Il m’a donné un amour pour les personnes ayant des besoins spéciaux, il m’a appris beaucoup de choses sur la patience et l’endurance. Il a fait de moi une meilleure personne, et je lui en suis très reconnaissante. »

(Avec l’aimable autorisation de Michelle Sullivan)
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