Une nouvelle espèce de ptérosaure surnommée « dragon de fer » découverte en Australie

Par Tom Ozimek
7 octobre 2019 Mis à jour: 7 octobre 2019

Des chercheurs ont annoncé que des os préhistoriques trouvés en Australie appartenaient à une nouvelle espèce de ptérosaure tellement redoutable qu’on l’a surnommé « iron dragon », le dragon de fer.

Un éleveur de bétail a découvert des restes fossilisés dans les tréfonds du Queensland en 2017, déclenchant une excavation plus large qui a conduit à l’ annonce, le 3 octobre dans la revue Scientific Reports, que les os appartenaient à une espèce de ptérosaure inconnue jusqu’alors, un type de reptile volant.

Une réplique des restes de squelette d’une espèce de ptérosaure exposée au musée national de l’université fédérale de Rio de Janeiro, au Brésil, le 20 mars 2013. (Vanderlei Almeida / AFP / Getty Images)

Les paléontologues ont attribué à ce prédateur dominant le nom latin de Ferrodraco lentoni, ou dragon de fer de Lenton, en l’honneur de l’ancien maire de Winton Graham « Butch » Lenton, a rapporté ABC en Australie.

L’auteur principal de l’étude, Adele Pentland de l’université de technologie Swinburne, a révélé l’origine du terme « fer » dans le surnom de l’animal au Sydney Morning Herald.

« Les os de ptérosaure sont principalement creux, et c’est l’une des raisons pour lesquelles ils sont si rares dans les archives fossiles », a expliqué Adele. « Pour celui-ci, il semble que la carcasse ait été très vite recouverte de sédiments, puis de fluides riches en fer qui ont pénétré dans les os et ont laissé derrière eux cette roche très dure qui a comblé tous les vides et a [contribué à leur préservation] en les rendant forts et solides. »

Des fossiles et des répliques d’une espèce de ptérosaure connue sous le nom de Tropeognathus mesembrinus sont exposés au musée national de l’université fédérale de Rio de Janeiro, au Brésil, le 20 mars 2013. (Vanderlei Almeida / AFP / Getty Images)

Parfois appelée communément « dinosaure ailé » en anglais (« Winged dinosaur »), on pense que cette espèce de ptérosaure a vécu il y a environ 90 millions d’années.

« Cela aurait été quelque chose à voir », a déclaré Mme Pentland, via The Guardian.

« Il avait une envergure de quatre mètres, a-t-elle ajouté, ce qui est assez grand comparé à nos oiseaux des temps modernes. »

Les restes du dragon de fer, qui comprennent quelques parties du crâne, cinq vertèbres et des éléments d’ailes, composent le spécimen de ptérosaure le plus complet jamais découvert en Australie.

« Même si nous n’avons pas trouvé le crâne entier, nous en avons trouvé la majeure partie et nous avons également trouvé 40 dents et deux fragments sur le site », a déclaré Adele Pentland au Guardian. « Sur le sol, il aurait marché sur quatre pattes et aurait vraiment été différent de n’importe quel animal connu aujourd’hui. »

« C’est un peu effrayant quand on pense que leurs têtes sont démesurément grandes, elles auraient eu un crâne d’environ 60 cm. »

Les employés du musée préparent une réplique d’un ptérosaure avant son exposition au musée des dinosaures Altmühltal à Denkendorf, en Allemagne, le 21 mars 2018. (Andreas Gebert / Getty Images)

Des similitudes entre les espèces de Ferrodraco et de ptérosaures en Angleterre ont conduit les scientifiques à déduire que ces prédateurs aériens pouvaient survoler les océans, selon le site de nouvelles scientifiques Science Alert.

Certaines caractéristiques dentaires ont conduit les chercheurs à conclure que le ptérosaure Ferrodraco était une nouvelle espèce.

« La présence de crêtes prémaxillaires et mandibulaires, ainsi que de dents en forme de pointes avec des bases subcirculaires, permet au Ferrodraco d’être rattaché au genre Anhanguera », note l’étude. « Le Ferrodraco se distingue de tous les autres ptérosaures du genre Anhanguera sur certaines caractéristiques dentaires. »

« Bien que ce détail puisse paraître mineur, c’est l’une des seules sources de variation significative généralement préservées chez les ptérosaures de ce genre qui, bien souvent, sont ‘insensément’ similaires », disent les chercheurs, selon le National Geographic.

RECOMMANDÉ