Chapitre 5 – L’impact du Falun Gong sur la politique chinoise

Par Yuan Hongbing
6 octobre 2019 Mis à jour: 8 octobre 2019

Epoch Times est fier de republier «Une persécution sans précédent : la destruction de la bienveillance humaine» (« An Unprecedented Evil Persecution: A Genocide Against Goodness in Humankind » éd. Dr. Torsten Trey et Theresa Chu. 2016. Clear Insight Publishing). Le livre aide à la compréhension des prélèvements forcés d’organes en Chine en expliquant la cause profonde de cette atrocité: le génocide commis par le régime chinois contre des pratiquants de Falun Gong.

Yuan Hongbing, l’un des dissidents chinois le plus renommé au niveau international, auteur et philosophe en exil, connu pour sa poésie et son militantisme politique. Il est diplômé de droit de l’université de Pékin. Il est devenu le Doyen de l’école de procédure criminelle à l’université de Pékin. Yuan a servi comme membre du congrès intérim pour la Chine. Il est le fondateur et le premier membre du comité du mouvement de liberté culturelle chinoise et le premier Chair du parti fédéral chinois révolutionnaire. Il est éditeur en chef de Fireofliberty.org et basé en Australie.

 1. Le Falun Gong ne s’occupe pas volontairement de politique

Fermant les yeux sur la tyrannie de la persécution du Parti communiste chinois (PCC) à l’encontre du Falun Gong, certains intellectuels chinois en Chine et à l’étranger, très imbus d’eux-mêmes, sont restés silencieux jusqu’à ce jour. Pour défendre leur propre silence, l’une de leurs rhétoriques favorites est : « Nous ne faisons pas de politique » ; « Nous ne prenons parti, ni pour le Parti communiste ni pour le Falun Gong, parce que l’un et l’autre s’occupent de politique. »

L’ambassade de Chine en Australie a publié une fois une déclaration dénonçant les Neuf commentaires sur le Parti communiste comme étant des « articles antichinois » et alléguant que le Falun Gong était une organisation politique réactionnaire antichinoise. Cette allégation est cependant une insulte à la vérité.

De la théorie de la « politique aux commandes » à l’époque de Mao Zedong au mouvement « priorité à la politique » du temps de Jiang Zemin, le PCC a eu sans cesse recours au terrorisme d’État pour endoctriner le peuple chinois dans l’idée que s’occuper de politique est une prérogative du Parti communiste. L’histoire du Parti communiste a sans arrêt démontré au peuple que la politique entraîne des vagues et des vagues de purges idéologiques et de persécutions politiques qui ruinent l’humanité, détruisent la culture, massacrent des vies innocentes, empoisonnent la conscience collective et suppriment les droits de l’homme.

Le Parti communiste a transformé la politique en arène assoiffée de sang, de complots avec toutes sortes de pratiques barbares. La politique est devenue la perversité même. En ce sens, le public chinois en général, y compris les pratiquants de Falun Gong, a été privé du droit de « s’occuper de politique ». La politique est la prérogative du Parti communiste, la perversité l’est aussi.

Depuis juillet 1999, [l’ancien président] Jiang Zemin et les clans de bureaucrates du Parti communiste ont employé des stratégies politiques et sociales au service de la tyrannie pour déclencher une persécution politique sanglante et colossale afin d’éradiquer la croyance dans le Falun Gong. Le crime de génocide perpétré par Jiang Zemin ainsi que l’extermination de la croyance ont déclenché une indignation universelle. La noirceur de ces crimes n’a eu d’égal que les crimes d’une poignée de dictateurs comme Mao Zedong, Adolf Hitler, Joseph Staline, Pol Pot et Deng Xiaoping.

Confrontés à une persécution politique aussi féroce qu’un tsunami ou un séisme, face à une diffamation sans vergogne, aux arrestations, à la torture et au meurtre, les pratiquants de Falun Gong ont défendu leur croyance avec une résilience et une détermination de fer. Leur résistance pacifique envers ce règne de terreur est la preuve que la foi peut surmonter la tyrannie. Grâce à leurs efforts incessants pour dénoncer au monde le mal fait par le PCC, ils sèment les graines de la liberté de croyance.

Au cours des dernières années, les déclarations et les actions du Falun Gong ont démontré que non seulement, ils préservent leur propre droit à la liberté de croyance, mais encore ils montrent de l’empathie pour les droits humains fondamentaux des autres groupes persécutés par le terrorisme d’État. L’histoire a retenu que durant ces années de la soi-disant ère Jiang Zemin, les pratiquants de Falun Gong sont devenus le principal pilier sur lequel s’appuyer pour faire valoir et défendre les droits humains en Chine. La mémoire de l’histoire en dira sans doute davantage.

Les bureaucrates du PCC condamnent la résistance pacifique des pratiquants de Falun Gong et le fait qu’ils protègent les droits humains en disant que les pratiquants « font de la politique ». Mais posez-vous cette question : Est-ce que « ne pas faire de politique » signifie fermer les yeux et se boucher les oreilles face aux crimes de Jiang Zemin, face à un génocide et à l’extermination de la foi ? Est-ce que « ne pas s’occuper de politique » signifie la capitulation silencieuse quand le PCC piétine les droits humains et maltraite le peuple ? Est-ce que « ne pas s’occuper de politique » signifie ne pas oser dire la vérité face aux mensonges que la machine de propagande du PCC fabrique de toutes pièces afin de couvrir ses crimes ? Est-ce que le peuple chinois a vraiment besoin d’agir en esclave et accepter en silence l’oppression et les abus du PCC, pour ne pas être accusé de « s’occuper de politique » ?

Les lois universelles sont claires ! Les lois universelles sont justes ! Est-il besoin de proclamer haut et fort ce qui est vrai et faux ?

Le Falun Gong n’est pas une organisation politique. C’est une pratique pour cultiver l’esprit et le corps. Le Falun Gong ne s’est pas occupé de politique, les croyances et actions des pratiquants de Falun Gong l’ont clairement montré : ils ne s’intéressent pas au pouvoir de l’État, il leur suffit d’informer sur le mal fait par le PCC. Ils ne s’intéressent pas au pouvoir de l’État, ils se contentent de chercher un espace qui leur accordera la liberté de croire.

Certains intellectuels bien-pensants proclament : « ²Nous ne faisons pas de politique. Entre le PCC et le Falun Gong, nous n’avons pas de préférence ». Lorsque j’entends de tels propos, je me sens toujours mortifié et j’ai honte. J’ai honte de constater que les intellectuels sont tombés si bas. De tels propos sont hypocrites et dissimulent sous l’hypocrisie la lâcheté, la servilité, l’égoïsme, et le manque de courage et de recherche de justice. Je veux demander à ces intellectuels moralisateurs : Si vous êtes témoins d’une bande de brutes qui violentent cruellement les faibles et les innocents, allez-vous continuer à proclamer : «  Nous n’avons de préférence ni pour l’un ni pour l’autre parce que nous sommes impartiaux » ?

Je voudrais ici rappeler à ces intellectuels les paroles intemporelles de Voltaire – « Je ne suis pas d’accord avec ce que vous dites, mais je me battrai jusqu’au bout pour que vous puissiez le dire. » Si nous mettons en pratique ces paroles, nous serons respectés par l’histoire. Veuillez ne pas oublier – lorsque nous prendrons de l’âge, nos enfants et nos petits-enfants vont peut-être nous regarder droit dans les yeux et nous demander : « Qu’est-ce que vous avez fait ? Etes-vous restés muets ? »

L’ambassade de Chine a catalogué les Neuf Commentaires sur le Parti communiste comme « articles antichinois » et le Falun Gong comme « organisation antichinoise ». Le Parti communiste s’assimile au peuple chinois, ce qui est tout à fait scandaleux. Aucune organisation politique ne peut se comparer au peuple chinois qui est l’héritier d’une civilisation de 5000 ans. Pour toutes les trahisons et les mutilations qu’ils ont perpétrées envers le peuple chinois, le PCC devrait éternellement s’agenouiller devant les tombes des ancêtres chinois pour se repentir de ses crimes.

Après avoir trahi l’esprit de la culture chinoise par le marxisme, une théorie allemande bâtie sur la haine et la violence, après que sa bêtise et sa cruauté ont conduit à la famine des millions de paysans, après avoir persécuté et assassiné des millions d’intellectuels, après avoir massacré des millions de Tibétains qui tenaient résolument à leurs croyances, après avoir incité Pol Pot à tuer des millions de Cambodgiens – y compris d’innombrables ethnies chinoises, après avoir ruiné des centaines de millions de paysans en tant que citoyens de troisième zone pendant plus d’un demi-siècle, après avoir appauvri des dizaines de millions de chômeurs et de travailleurs migrants, après avoir provoqué d’interminables tragédies sociales et de désastres humains, après avoir produit une classe de fonctionnaires corrompus et dégénérés, inégalée dans l’histoire, après avoir livré les ressources de la société à une alliance de pouvoirs corrompus et de crimes organisés, après tout cela et après avoir meurtri si gravement le peuple chinois, le Parti communiste ose encore s’assimiler au peuple chinois, n’est-ce pas tout à fait ignoble ? L’histoire et la vérité auront raison de la propagande et des mensonges. Il est clair que le Parti communiste, en particulier sa bande de bureaucrates, sont un déshonneur pour la Chine, des criminels envers la nation chinoise et la source du mal.

Dénoncer courageusement les crimes pervers du PCC, c’est la marque d’amour la plus sincère pour la nation chinoise. C’est seulement en mettant fin au règne tyrannique du PCC que le peuple chinois peut être vraiment sauvé. Enterrer la tyrannie du PCC, c’est balayer un siècle d’humiliations endurées par la Chine.

2. L’impact du mouvement Falun Gong sur la politique chinoise

Le Falun Gong ne souhaite pas faire de la politique. Cependant, objectivement parlant, la résistance à la persécution par les pratiquants du mouvement a eu un impact important sur la politique en Chine, ce qui s’est manifesté dans les domaines suivants :

(1) Cette résistance est devenue l’un des facteurs qui a libéré l’histoire chinoise de l’emprise du terrorisme d’État.

(2) L’outil le plus important employé par le PCC pour maintenir sa domination totalitaire est la violence d’État, qui provoque une peur largement transmise au peuple et en conséquence, détruit la volonté du peuple de s’opposer à son contrôle. En 1989, l’administration du PCC a lâché des centaines de milliers de soldats, plongé Pékin dans un bain de sang et (a) perpétré l’horrible « massacre de la place Tiananmen ». Puis le chef du PCC Deng Xiaoping et ses « élites politiques » ont menacé de « tuer 200 000 personnes afin d’assurer une stabilité pour 20 ans ». Ce qui a plongé la Chine dans une atmosphère sanglante alimentée par le terrorisme d’État.

Après le massacre de la place Tiananmen, il y a eu des tentatives de la part d’intellectuels libéraux pour briser la terreur étatique. Ces tentatives comprenaient le « raz-de-marée de l’histoire », la « conférence anti-gauchiste » de plus d’une centaine d’intellectuels libéraux à l’Hôtel Olympique qui ont établi « l’Alliance de protection des droits des travailleurs » et lancé une pétition pour la libération du peintre Yan Zhengxue persécuté par la police. Malgré tout cela, après les massacres à Pékin, la majorité de la population a vécu dans la peur.

Le 25 avril 1999, pour protester contre la diffamation du Falun Gong, déclenchée par la machine de propagande du PCC et par une institution étroitement liée à Jiang Zemin, plus de dix mille pratiquants de Falun Gong sont allés à Pékin « faire appel ». Ils ont médité pacifiquement aux abords de l’enceinte du gouvernement central du PCC, Zhongnanhai, et exprimé silencieusement leur croyance dans les valeurs « d’Authenticité, Bienveillance, Tolérance. »

Cette protestation à grande échelle menée par les membres de la pratique spirituelle du Falun Gong a montré à quel point le courage est propulsé par la foi et l’emporte sur la poigne de fer du PCC. Elle a fissuré le mur de peur qui opprimait le peuple chinois depuis le massacre de la place Tiananmen. Dès lors, des soulèvements publics pour « préserver les droits de l’homme et combattre la tyrannie », se sont répandus comme une traînée de poudre à travers le continent Est asiatique. De nos jours, on les compte par centaines de milliers en Chine chaque année.

Les faits qui précèdent ont montré que dans leur résistance contre la persécution, les membres de la pratique spirituelle du Falun Gong ont été les instruments involontaires d’une sortie de la nation chinoise de la vague de terreur qui sévissait depuis le massacre de Tiananmen et ont ouvert une ère de protestations majeures contre la tyrannie.

(3) Les efforts du Falun Gong pour s’opposer à la persécution et révéler la vérité ont exposé la nature mauvaise de la domination totalitaire du PCC, ont accéléré l’éveil politique du public chinois. Après le massacre de Tiananmen, le PCC a dû recourir à des porte-paroles pour couvrir ses crimes impardonnables contre l’humanité, pour tromper la communauté internationale et consolider son contrôle autocratique. Leurs marionnettes comptaient des intellectuels qu’ils avaient formés et choyés, des écrivains directement liés aux classes dirigeantes, aussi bien que des « sinologues » internationaux et des « experts » de la Chine, des salariés à leur solde. À tous les niveaux, ils ont fabriqué des séries de mensonges à propos des réformes politiques futures du PCC et répandu l’illusion que des réformes économiques allaient mener à la démocratisation de la Chine. Ces mensonges et ces illusions ont dans une très large mesure empêchés le peuple chinois, de se résoudre à se lever et se battre contre la tyrannie du PCC. De plus, une classe d’intellectuels pseudo-libéraux comme Liu Xiaobo a suivi des politiciens américains et européens conciliants ; ils ont préconisé l’idée d’un compromis avec le PCC et ont déclaré que la situation du système autocratique du PCC, aussi bien que la situation des droits de l’homme étaient en train de s’améliorer progressivement. Ceci a grandement aidé le PCC à camoufler sa vraie nature.

Dans un environnement aussi complexe, les membres de la pratique spirituelle du Falun Gong ont maintenu leurs activités pour contrer la persécution et révéler la vérité, jour après jour pendant plus d’une décennie. Ils ont dénoncé efficacement et en profondeur la nature mauvaise du PCC, qui évacue l’histoire, l’humanité, la société, la nature humaine et la culture chinoise. Comme la grande musique chinoise des temps anciens, la vérité a émergé, fracassante et vivifiante. Les campagnes des pratiquants de Falun Gong ont permis à un nombre croissant de Chinois de comprendre qu’« une Chine nouvelle naîtra si et seulement si le PCC disparaît ». C’est un grand réveil politique, qui a posé les fondations idéologiques essentielles pour une révolution démocratique dans la Chine contemporaine.

(4) Les pratiquants de Falun Gong ont déclenché un soulèvement spirituel moderne au sein du peuple chinois – la démission du PCC et de ses organes affiliés. L’administration du PCC est un groupe de criminels qui ont commis d’innombrables crimes contre l’humanité envers les gens de groupes ethniques différents sur le continent est-asiatique. C’est le groupe de fonctionnaires corrompus le plus important et le plus incontrôlé de l’histoire. C’est une mafia politique qui contrôle son peuple avec une police et une surveillance secrète. En utilisant la culture occidentale du Parti communiste, le PCC a détruit la patrie raffinée du peuple chinois ainsi que son berceau spirituel. Au cours de son histoire millénaire, il représente pour la Chine millénaire le traître le plus diabolique.

De l’histoire du règne du PCC sur le continent est-asiatique, nous pouvons tirer les conclusions suivantes : la tyrannie du PCC est la source de tous les maux ; les Chinois contemporains sont des esclaves politiques sous contrôle marxiste et ils ont perdu leurs racines ; le « rêve chinois » qui appartient vraiment au peuple serait d’abolir le régime du PCC et de créer une Chine fédérale libre et démocratique.

Le mouvement en perpétuelle augmentation des «  démissions du PCC »  et de ses organes affiliés, déclenchés par les membres de la pratique spirituelle du Falun Gong, désintègre les fondations du Parti communiste. Se propageant comme une traînée de poudre, il ravit le cœur du public. En réalité, démissionner du PCC, c’est le moyen pour le peuple chinois de se libérer de ses chaînes idéologiques. C’est une énorme révolution à caractère spirituel qui se manifestera ultimement par des changements politiques qui transformeront le cours de l’histoire.

3. Conclusion

Bien que le Falun Gong ne souhaite pas s’occuper de politique, il a exercé un impact certain sur le développement de la démocratisation de la Chine. On peut dire que son incidence est heureuse.

Dans sa persécution colossale du Falun Gong, le régime du PCC a évolué dans la forme la plus sombre de despotisme, précisément dans une mafia politique dominée par les espions et la police secrète.

Après le 18eme congrès du PCC, les « anciens Gardes rouges » de Mao Tse Toung (l’équivalent des SS du Parti nazi) ont reçu les pleins pouvoirs du PCC. La Chine est alors entrée dans la période la plus sombre de son histoire millénaire. Cependant, comme la tyrannie du PCC a évolué vers plus de cruauté, elle a aussi annoncé la mort de son règne inhumain. La « nouvelle Chine sans PCC » est un « rêve chinois » qui appartient au peuple et deviendra inévitablement une réalité.

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