Une policière argentine allaite un bébé privé de soins et en pleurs, même si les médecins disent qu’il est «sale»

Par Jacqueline Pimparé
7 septembre 2019 Mis à jour: 7 septembre 2019

Qu’est-ce qui fait qu’un être humain peut être qualifié d’ « être humain » ? Il ne suffit pas d’avoir quatre membres et un cerveau capable de penser et d’analyser ; ce qui caractérise les êtres humains, c’est leur critères moraux. C’est pourquoi quand nous voyons des manifestations touchantes d’humanité, nous nous sentons inspirés, nous nous sentons touchés, nous pouvons même verser des larmes.

Dans un pur moment d’humanité, Celeste Ayala, une policière argentine en service à l’hôpital pour enfants Sor Maria Ludovica de Buenos Aires le 14 août 2018, a vu un bébé sans surveillance pleurer et a demandé aux médecins si elle pouvait le nourrir au sein, étant elle-même une nouvelle mère.

« J’ai remarqué qu’il avait faim, car il mettait sa main dans sa bouche, alors j’ai demandé à le serrer dans mes bras et à l’allaiter », a dit l’officier Ayala aux journalistes argentins.

L’ami de l’officier Ayala, Marcos Heredia, a écrit au personnel de l’hôpital que le bébé était « sale », mais cela ne l’inquiétait pas du tout. Tout ce qu’elle avait à l’esprit, c’était le bien-être du petit garçon qui avait besoin d’être soigné.

La mère du bébé, qui est célibataire et a six enfants, ne pouvait pas s’occuper de lui car elle était apparemment dans une situation désespérée selon les médias locaux.

Comme les médecins étaient débordés de travail, ce bébé avait manifestement besoin d’un peu de maternage, et l’officier Ayala a donc pris l’initiative d’intervenir pour l’aider, après en avoir obtenu la permission. Après tout, on ne peut pas ignorer un bébé sans défense dans ce genre de situation.

« Je veux rendre public ce grand geste d’amour que vous avez posé aujourd’hui pour ce petit bébé que vous ne connaissiez pas, mais pour qui vous n’avez pas hésité à agir comme une mère », écrit Marcos Heredia dans un article sur Facebook. « Vous vous moquiez de savoir s’il était sale, comme l’appelait le personnel de l’hôpital. Bon travail, mon amie. »

Le post de l’agent Heredia montrant l’officier allaitant le bébé d’une autre mère a suscité quelque 158 000 réactions sur sa propre page de médias sociaux, sans parler de l’attention que cette histoire a reçue depuis lors dans le monde entier.

Celeste Ayala est à la fois policière et pompier volontaire pour sa communauté.

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Les pompiers volontaires d’Ayala ont commenté : « De telles actions nous remplissent de fierté et nous obligent à redoubler d’efforts, de travail et de solidarité envers notre communauté. »

L’officier Ayala est allée au-delà de son devoir de protection et de service. Espérons que son acte exemplaire se répandra partout.

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