Une ville du Xinjiang en Chine entreprend des tests de masse sur le Covid-19 à la suite de la dernière flambée épidémique

Par Frank Fang
26 octobre 2020
Mis à jour: 26 octobre 2020

Les autorités sanitaires chinoises de la région extrême-ouest du Xinjiang ont pris des mesures drastiques après avoir signalé un nouveau cas local de Covid-19, ce qui a conduit certains à remettre en question leurs affirmations concernant la dernière épidémie.

Une jeune fille de 17 ans vivant dans le comté de Shufu, situé dans la préfecture de Kashgar au Xinjiang, a été testée positive le 24 octobre, selon la commission sanitaire locale. Elle n’a présenté aucun symptôme de la maladie, comme de la fièvre ou de la toux.

L’adolescente a depuis été isolée dans un hôpital de Kashgar. La commission de la santé n’a pas eu d’informations sur la façon dont elle a contracté la maladie.

En conséquence. L’aéroport de Kashgar a annulé au moins 15 vols à l’arrivée et au départ le 24 octobre, selon les médias publics chinois. Plus tard dans la nuit, l’aéroport a annoncé qu’il avait repris ses activités normales.

Toujours le 24 octobre, les médias d’État ont rapporté qu’après la vidéoconférence du secrétaire du Parti communiste chinois du Xinjiang, Chen Quanguo, avec les responsables locaux, ils ont décidé de rendre obligatoires les tests Covid-19 pour tous les habitants de Kashgar. La ville comptait 4,62 millions d’habitants à la fin de l’année 2019.

La commission de la santé a confirmé qu’elle s’attendait à prélever des échantillons sur tout le monde dans les deux jours.

Au 25 octobre, la commission sanitaire du Xinjiang a fait état que sur 308 207 échantillons testés, 137 se sont révélés positifs. Selon les autorités, aucun des nouveaux diagnostics ne présentait de symptômes de la maladie.

Les 137 personnes avaient toutes des liens avec une usine où les parents de l’adolescente de 17 ans travaillaient. On ne sait pas si ses parents faisaient partie des personnes infectées.

Bien que les autorités locales n’aient pas officiellement annoncé de mesures de confinement, certains internautes se sont rendus sur la plateforme chinoise de médias sociaux Weibo pour faire part de la situation à Kashgar.

« Je n’ai pas eu le temps de réagir, et je ne peux pas quitter la maison », a écrit un internaute le 25 octobre ; il a indiqué qu’il se trouvait dans le comté de Yengisar à Kashgar. Il a également écrit que la ville avait été placée en confinement l’après-midi du 24 octobre.

Il a ensuite ajouté à son message qu’il s’était rendu dans un magasin de sa communauté, mais que tous les légumes avaient disparu.

Une vidéo diffusée sur Twitter montrait des gens en train d’acheter en panique dans un supermarché de Kashgar. Epoch Times ne peut pas vérifier de manière indépendante l’authenticité de la vidéo.

Pendant ce temps, les écoles secondaires de premier cycle, les écoles primaires et les jardins d’enfants ont reçu l’ordre de fermer temporairement jusqu’au 30 octobre, selon les médias publics.

Plusieurs personnes, s’exprimant toutes sous le couvert de l’anonymat, ont expliqué à la version en langue chinoise d’Epoch Times que leurs projets de voyage avaient été affectés par la récente épidémie.

Un touriste de Xi’an, capitale de la province du Shaanxi, au nord-ouest de la Chine, a raconté que son vol de retour avait été annulé le 24 octobre, ce qui l’a obligé à prolonger son séjour à Kashgar. Le voyageur a affirmé avoir appris par le personnel de l’aéroport que son vol avait été annulé en raison d’un « événement de santé publique ».

Un voyageur qui souhaitait prendre un vol de Xi’an à Kashgar a déclaré que son vol avait été annulé le 24 octobre. Il a dit que Kashgar avait été placée sous confinement.

Les autorités de Pékin ont également exprimé leur inquiétude concernant la dernière épidémie de Kashgar. Le 25 octobre, le Centre de contrôle et de prévention des maladies de Pékin a recommandé aux habitants de ne pas faire de voyages d’affaires ou de visites à Kashgar dans un avenir proche. Il a également averti que ceux qui avaient été à Kashgar au cours des 14 derniers jours devraient surveiller leur santé.

À la mi-juillet, une épidémie dans la capitale du Xinjiang, Urumqi, avait incité les autorités locales à mettre en place des mesures de confinement extrêmes.

Fin août, certains habitants d’Urumqi ont rapporté qu’ils étaient obligés de prendre régulièrement des médicaments non homologués qui, selon les autorités sanitaires locales, pouvaient les empêcher d’être atteints du Covid-19.

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