Vaccination des jeunes au Québec : la vaste opération séduction du gouvernement pour convaincre les ados et les jeunes adultes

Par Nathalie Dieul
23 juin 2021
Mis à jour: 23 juin 2021

Alors que François Legault, le Premier ministre du Québec, vient d’évoquer la possibilité de mettre en place une loterie pour inciter les jeunes réticents à se faire vacciner contre le Covid-19, le gouvernement a déjà mis en place les grands moyens pour séduire les 18-39 ans ainsi que les adolescents.

Des hot-dogs gratuits pour ceux qui reçoivent le vaccin près du Centre Bell, la possibilité de gagner un chandail de hockey, une glace offerte, des bus gratuits pour se rendre au centre de vaccination, et bientôt une loterie. « On n’exclut rien à ce moment-ci, incluant des loteries ou des récompenses de toutes sortes », a déclaré lundi 21 juin François Legault, précisant que Christian Dubé, ministre de la Santé et des Services sociaux, travaille sur la mise en place d’une loterie, sans en donner les détails, rapporte La Presse.

Dans d’autres provinces canadiennes, des loteries aux gros lots alléchants ont déjà été mises en place. Au Manitoba, les prix totalisent deux millions de dollars et seront versés en argent ou en bourses d’études. En Alberta, ce sont trois montants d’un million de dollars qui seront tirés au sort : un premier prix parmi les personnes qui ont reçu une dose du vaccin et les deux autres parmi ceux qui ont eu les deux injections.

Vaccination à vélo ou dans une ambiance discothèque

Dans la province du Québec, dans le groupe des 18-39 ans, une personne sur trois n’est pas vaccinée malgré la mise en place d’une gigantesque opération séduction où tout est fait pour rendre le moment de l’injection festif : accueil tapis rouge, mascotte, ambiance de discothèque, vaccination à l’auto ou à vélo au circuit Gilles-Villeneuve avec une thématique sur la course automobile et un petit film sur le sujet pendant l’attente post-vaccination.

Certaines de ces actions incitatives ont un résultat direct. Par exemple, la vaccination à vélo au circuit Gilles-Villeneuve a attiré beaucoup de familles pendant la fin de semaine du 5 et 6 juin : « Notre objectif d’aller chercher la population des 12-40 [ans] à travers cette activité-là a quand même été répondu parce qu’on a eu 80 % des personnes dans ce groupe d’âge », s’est réjouit Marie-Ève Brunelle, directrice de la vaccination au CIUSSS du Centre-Sud-de-l’Île-de-Montréal, en entrevue à la caméra de TVA Nouvelles.

Un « concept de marketing »

« Nous n’excluons aucune stratégie pour inciter les jeunes adultes à se faire vacciner […] », assure Marjaurie Côté-Boileau, attachée de presse du ministre de la Santé, selon Radio-Canada.

Le Dr Drouin, pédiatre au CHU Sainte-Justine et spécialiste en sciences comportementales, parle de « concept en marketing » pour essayer de toucher la corde sensible chez la tranche d’âge la moins vaccinée. « Chez la population plus vieille, c’est un risque qui était très personnel, ‘j’ai peur pour ma santé’. Pour les 12-17 ans, c’était une approche très différente, on jouait beaucoup plus sur le retour à la normalité, on a beaucoup parlé des bals de finissants… Pour les 18-39 ans, il faut trouver un angle qui va aller les chercher. »

Pas de consentement parental pour les 14 ans et plus

Pour rassurer les plus jeunes, ce sont des chiens d’assistance qui ont été embauchés dans l’Ouest-de-l’Île-de-Montréal dans le cadre d’un projet pilote, rapporte Le Journal de Montréal. Selon l’éducatrice de la petite enfance et zoothérapeute Françoise Callamand-Mayer, les 12-17 ans qui ont la phobie des aiguilles sont souvent portés à avoir des malaises et des réactions intenses. « Grâce aux chiens d’assistance émotionnelle, on est capable d’arrêter et d’amoindrir tout cela en aval et au moment de la piqûre », explique la spécialiste.

Au Québec, le consentement parental pour un acte médical tel que la vaccination contre le Covid-19 n’est pas requis pour les enfants âgés de 14 ans et plus. À partir de cet âge, les jeunes sont autorisés à prendre leur décision eux-mêmes sans avoir à solliciter l’accord de leurs parents, rappelle Enfance & libertés.

Deuxième dose annulée par la Santé publique ?

Parallèlement à tous les efforts du gouvernement du Québec pour inciter les jeunes à se faire vacciner, le Journal de Montréal a rapporté le 4 juin que cinq scientifiques québécois mettaient la population en garde sur les dangers de la vaccination contre le Covid-19 chez les 10-19 ans. Dans leur article, ils concluent que les risques sont plus élevés que les bénéfices pour cette catégorie d’âge.

Ces scientifiques, dont fait partie le professeur honoraire de pharmacologie médicale de l’Université de Montréal Pierre Biron, évoquent même la possibilité que la Santé publique annule la deuxième injection chez les 12-17 ans au cours des prochaines semaines. « Ça fait partie des options [sur la table] », a indiqué le Dr Gaston De Serres, membre actif du Comité sur l’immunisation du Québec (CIQ).

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