Vague de froid à Strasbourg : « On n’a pas le choix, il faut survivre ». Des sans-abri dorment dehors

Par Emmanuelle Bourdy
17 février 2021
Mis à jour: 17 février 2021

La semaine passée a été extrêmement rude pour les sans-abri, avec la vague de froid qui a sévi dans certaines régions en France, notamment dans l’Est. La Préfecture de Strasbourg a activé le plan grand froid. Malgré tout, nombreux sont ceux qui ont passé ces longues nuits glaciales dehors.  

Ils sont une cinquantaine de sans-abri à dormir dehors chaque nuit à Strasbourg. Certaines nuits, si le thermomètre affichait -10 °C, les températures ressenties, elles, avoisinaient les -17 °C. Le plan grand froid a été mis en place dans la ville. Un hôtel a été transformé en centre d’hébergement d’urgence, mais malgré tout il n’y avait pas assez de place pour tous, alors un gymnase a été réquisitionné également, rapporte LCI.

La Ville de Strasbourg explique qu’elle a effectivement proposé à la Préfecture « d’ouvrir le gymnase 24 heures sur 24, afin de permettre aux personnes fragiles de se reposer dans un lieu chauffé et sécurisé », car ces personnes ne peuvent plus être prises en charge dans les accueils de jour, ceux-ci ayant été « fermés du fait de la crise sanitaire », ainsi que le relate France 3 Grand-Est.

Pierre, âgé de 21 ans, a réussi à obtenir une place dans l’un de ces lieux d’hébergements. Il souligne que les lits n’étaient pas tous occupés. Pourtant, certains sans-abri, habitués à vivre dehors toute l’année, ont cependant préféré rester dans la rue. Pierre, lui, était rassuré de trouver une place dans un endroit chauffé. « L’autre jour,  je me suis réveillé. J’ai vu sur le tableau de bord -15 °C. Je me sentais plus faible physiquement. J’avais du mal un tout petit peu à marcher », raconte-t-il à LCI. « C’est vrai, il fait plus froid que d’habitude. Mais on n’a pas le choix, il faut survivre. On a beaucoup de couvertures et de sacs de couchage », dit l’un de ceux qui sont restés dehors.

Isme Sow et Emmanuel Asare, deux jeunes bénévoles, apportent un peu de réconfort aux sans-abri, leur proposant des repas chauds. Philippe Breton, responsable des activités opérationnelles de la Croix-Rouge (Bas-Rhin), explique : « Ce qu’on apporte, c’est aussi un peu de chaleur humaine. On discute, on échange. »

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