Val-de-Marne : elle se plaint du squat de son hall d’immeuble par des dealers, sa chienne est exécutée sous ses yeux

Par Séraphin Parmentier
10 janvier 2020 Mis à jour: 10 janvier 2020

Âgée de huit ans, la chienne a agonisé pendant de longues minutes après avoir été poignardée au niveau du flanc.

Les faits ont eu lieu à Bonneuil-sur-Marne dans l’après-midi du mercredi 8 janvier.

Ce jour-là, Ginger, un Malinois de huit ans, a été sauvagement poignardé à mort en pleine rue alors que sa maîtresse le promenait en laisse avec sa fille, dans la cité des Clavizis.

Un individu a surgi dans leur dos et a poignardé la chienne sur le flanc, laissant le canidé agoniser pendant de longues minutes.

Le visage dissimulé, l’agresseur a rejoint un groupe d’amis sur le city-stade situé juste en face, rapportent les journalistes du Parisien.

Les policiers de la Brigade territoriale de contact (BTC) sont intervenus peu après, mais le petit groupe avait pris la fuite. Une enquête a été ouverte pour « acte de cruauté envers un animal domestique ».

« Jamais je n’aurais pensé qu’ils puissent s’en prendre à ma chienne »

Selon la propriétaire de Ginger, sa chienne aurait été abattue en guise de représailles. Depuis trois jours, elle faisait en effet face aux menaces et aux intimidations d’une poignée de jeunes voyous bonneuillois occupant le hall de son immeuble situé 4, rue des Clavizis.

« Par deux fois, ils m’ont dit qu’ils resteraient là et qu’il était hors de question qu’ils bougent. Mais jamais je n’aurais pensé qu’ils puissent s’en prendre à ma chienne. Elle n’a jamais été agressive avec qui que ce soit », témoigne la maîtresse de l’animal.

« Ils dealaient. La drogue était cachée dans les compteurs. Ils n’étaient pas particulièrement agressifs. D’ailleurs, on en connaît certains, ils habitent dans d’autres quartiers de Bonneuil. Mais ils ne voulaient pas partir. On a eu une fois de la lacrymogène dans les ascenseurs et quelques dégradations. Je ne sais pas si c’est eux. Ce n’est pas non plus la première fois qu’on subit du vandalisme dans l’immeuble », précise une des locataires.

« Si on commence à tuer un animal, c’est quoi la prochaine étape ? »

D’après les journalistes du Parisien, les jeunes voyous avaient déjà été délogés du hall voisin au 5, rue des Clavizis.

Le 7 janvier, la police était intervenue à trois reprises afin de les faire déguerpir. « Depuis l’intervention de la police, ils ne squattent plus les escaliers mais le city-stade. L’attaque était préméditée. C’est une vengeance », estime la propriétaire du Malinois.

« Depuis le 14 septembre, je dénonce la dérive de ces individus. J’en ai déjà viré un. Beaucoup de locataires ont fait appel à moi. La police a commencé à intervenir régulièrement », souligne pour sa part Patrick Douet, le maire (PCF) de Bonneuil.

Dès le lendemain de la mort de Ginger, l’édile s’est d’ailleurs rendu chez sa maîtresse pour lui faire part de son soutien.

« Cette dame n’est pas du tout du genre à chercher des problèmes. C’est une bonne voisine avec qui je discute régulièrement », observe une riveraine.

« C’est vrai. Ce sont des gens agréables, mais qui ne se laissent pas faire. Si on commence à tuer un animal, c’est quoi la prochaine étape ? » conclut Patrick Douet.

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