Val-de-Marne : trois femmes mises en examen après avoir attaqué leur copine

Par Emmanuelle Bourdy
16 février 2020
Mis à jour: 17 février 2020

Une jeune mère de famille a été victime d’une attaque à l’arme blanche par trois de ses copines, dans le RER à Villeneuve-Saint-Georges (Val-de-Marne).

Les faits se sont déroulés le 31 janvier 2020. Après avoir reçu plusieurs coups à l’arme blanche, Mijosé, la victime, était descendue de la rame de métro en poussant un cri de détresse, avant de s’écrouler sur le quai. Elle avait ensuite été prise en charge par plusieurs autres usagers du RER avant que les secours n’interviennent.

La scène avait été filmée par des témoins et plusieurs vidéos avaient circulé sur les réseaux sociaux. La victime, mère de famille, s’était vue attribuer 10 jours d’ITT (Incapacité totale de travail). Elle présentait des plaies importantes, notamment dans des zones létales, ainsi que le relate Le Parisien.

Une mère de famille congolaise a expliqué au quotidien que la victime apparaissait régulièrement sur les réseaux sociaux depuis plusieurs semaine. «Elle faisait des directs. Le principe, c’est de se filmer en train de s’embrouiller avec quelqu’un et de mettre ça en ligne. C’est la grande mode au Congo. J’ai surpris ma nièce il n’y a pas longtemps et je lui ai remonté les bretelles», a précisé la femme interviewée.

A l’origine de cette agression, une banale altercation avait apparemment débuté entre les agresseuses et la victime. Mais suite à cela, Mijosé aurait indiqué qu’elle était d’accord pour témoigner durant un procès contre l’une de ses copines. Un guet-apens aurait alors été fomenté à l’encontre de Mijosé.

Les vidéos mises en ligne après l’attaque montrent l’une des agresseuses en train de se pavaner avec les biens qu’elle venait de voler à la victime. L’une des femmes aurait par ailleurs quitté la gare, emportant la valise de Mijosé.

De plus, selon une source policière, l’une des trois femmes aurait incité le public à se rendre à l’hôpital afin de «couper les tuyaux» de Mijosé pour qu’elle décède. L’une des agresseuses s’était également glorifié, toujours via les réseaux sociaux, d’avoir «découpé» Mijosé.

Grâce aux différents éléments recueillis, les trois femmes ont été mises en examen pour tentative d’assassinat et ont été placées en détention provisoire. Bien qu’elles aient nié avoir porté des coups à la victime, elles ont toutefois admis leur présence à la gare RER de Villeneuve-Saint-Georges le jour des faits.

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