Vaste projet pour redonner à la rivière Dordogne son état d’origine, coût de l’opération : 8,8 millions d’euros

Par Emmanuelle Bourdy
9 octobre 2021
Mis à jour: 9 octobre 2021

D’énormes travaux sont prévus pour redonner à la rivière Dordogne son état d’origine. Malmenée par les nombreuses activités humaines, le but est d’y réintroduire la faune et de la flore sauvages sur 280 km. Six années de travaux sont nécessaires.

Il y a un an, le projet de l’Établissement public interdépartemental Epidor, baptisé Life rivière Dordogne (Vie rivière Dordogne), a été retenu parmi 600 candidatures, rapporte France 3 Nouvelle-Aquitaine. Ce projet doit permettre de remettre en état la rivière Dordogne, en améliorant la qualité des milieux naturels aquatiques afin d’y réintroduire la faune et la flore sauvages. Le cours d’eau qui se situe entre Argentat-sur-Dordogne en Corrèze et le Bec d’Ambès en Gironde est concerné par le projet, ce qui représente 280 km. Au total, six années seront nécessaires pour mener à bien la trentaine de chantiers prévus.

Une trentaine de chantiers prévus

Parmi ces chantiers, 16 concernent la réouverture de bras morts et la remise en état des espaces des anciennes gravières d’exploitation. Les 14 autres visent à offrir un cadre le plus proche possible du naturel à la faune, en restaurant « des sites de reproductions ou des frayères destinés aux saumons de l’Atlantique, aux grandes aloses ou aux lamproies marines », précise France 3 Nouvelle-Aquitaine.

Dans le détail, les restaurations de frayères concernent, dans le Périgord, Mouleydier et Prigonrieux. D’anciennes gravières vont être remises en état dans le Lot, de Reingues à Prudhommat, et dans le Périgord à Veyrignac et Saint-Chamassy. Les bras morts de Cabrette et de la Prade et l’île de la Calypso à Carennac, de Pontou, Roc del Nau et de Boutière à Creysse font également partie de cette opération, tout comme le méandre de Sous-Castel, celui de Blanzaguet à Pinsac ainsi que le boisement de Petayrol à Floirac.

Coût des opérations : 8,8 millions d’euros

En août, les travaux ont déjà débuté au niveau du bras de Carretiers, sur la commune de Saint-Avit-Saint-Nazaire (Gironde) où les activités humaines avaient entraîné le retrait de la rivière sur une zone de deux hectares qui abritait une faune locale.

Par ailleurs, 181 hectares de parcelles riveraines du Domaine Public Fluvial devraient être acquises.

Ce vaste chantier devrait coûter 8,8 millions d’euros, précise encore France 3 Nouvelle-Aquitaine. L’Europe prendra en charge 5,30 M€, l’Agence de l’eau Adour-Garonne 2,30 M€, quant aux différents porteurs de projets associés, ils participeront à hauteur de 1,2 M€.


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