Vaucluse : des dos d’âne coulés par des dealers pour ralentir la police

Par Léonard Plantain
8 juin 2021
Mis à jour: 8 juin 2021

Le week-end du 29 mai, quatre imposants dos-d’âne ont été coulés par des dealers pour ralentir les policiers lors de leurs descentes dans la cité du Dr Ayme à Cavaillon, dans le Vaucluse.

Reflet de l’appropriation croissante de certains quartiers par des réseaux de trafic de plus en plus structurés, quatre imposants ralentisseurs  en béton armé ont été coulés le week-end du 29 mai par des trafiquants de la cité du Dr Ayme à Cavaillon. Le but : ralentir les venues policières. Une première en France, a rapporté France 3 Régions.

En effet, si on connaissait les checkpoints et autres barrages improvisés à coup de poubelles et autres encombrants à l’entrée de certaines cités des quartiers nord de Marseille, on avait encore jamais constaté de telles constructions. « Même avec une Peugeot 5008, on passait difficilement », a raconté Bruno Bartocetti, secrétaire national chargé de la zone Sud du syndicat Unité SGP Police FO.

De plus, « ces dos-d’âne étaient bien plus imposants que les ralentisseurs habituels, ils ont été montés rapidement, en une nuit seulement, avec grand professionnalisme », a-t-il ajouté.

Deux jours plus tard, ces ralentisseurs ont été retirés par des agents de la mairie qui sont intervenus sous protection policière. Mais en attendant, le problème reste le même. « Il y a deux explications à l’appropriation grandissante des quartiers par les trafiquants de stupéfiants : la structuration du réseau, parfois digne de vraies entreprises, et l’abandon de ces territoires par les services publics », a indiqué Jean-Baptiste Perrier, directeur de l’institut de sciences pénales et de criminologie à l’université d’Aix-Marseille.

Pour espérer régler ce genre de problème, « il faudrait concentrer les moyens sur la lutte contre les trafics plutôt que sur les consommateurs », a conseillé Jean-Baptiste Perrier, en ajoutant que la solution pouvait aussi passer « par le retour de services publics au sein des cités », a-t-il conclu.

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