Verdun : placé en garde à vue pour vol, un Afghan se rebelle contre les policiers car il n’y a pas de lait dans son café

Par Séraphin Parmentier
17 janvier 2020 Mis à jour: 17 janvier 2020

Arrêté en possession de divers objets volés, de stupéfiants et d’armes, un Afghan n’a pas supporté de se voir servir un café noir pendant sa garde à vue.

Les faits remontent au 10 septembre. Tout juste arrivé dans la ville de Verdun (Meuse), un jeune demandeur d’asile afghan se laisse enfermer dans un hypermarché Cora.

« La vidéosurveillance le montre se déplacer discrètement entre les rayons et faire tout simplement son shopping », a expliqué la substitut du procureur de la République – dont les propos ont été rapportés par L’Est Républicain – pendant le procès du jeune homme.

Pendant deux heures, il joue à cache-cache aves les vigiles avant d’être arrêté par la police en possession d’un couteau à huîtres, d’une hache ainsi que d’un sac contenant des objets volés – dont des téléphones, du parfum, des montres et des rasoirs. Les policiers trouvent également 0,88 gramme de résine de cannabis sur le suspect.

Placé en garde à vue, le jeune homme tient des propos incohérents, se dit d’abord Pakistanais avant de revenir à la raison.

Le lendemain matin, il refuse de réintégrer sa cellule et affirme vouloir boire un café au lait dans le couloir. Il se voit ensuite servir un café noir et entre alors dans une rage folle. Le suspect se rebelle et se débat vigoureusement.

Une peine inférieure aux réquisitions du parquet

Jugé le mercredi 15 janvier pour « vols », « port d’armes », « détention de stupéfiants », « fourniture d’une fausse identité » et « rébellion », le prévenu n’était pas présent pendant l’audience.

Face à « la gravité et la multiplicité des faits » ainsi que « l’atteinte aux biens et à l’autorité de l’État », le parquet requiert une peine de sept mois de prison ferme à l’encontre de l’accusé.

« On ne se rebelle pas pour un café contre trois policiers, dont deux femmes », souligne la substitut du procureur de la République.

Le prévenu sera finalement condamné à une peine de trois mois de prison avec sursis.

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