Versailles: insatisfait de sa coupe de cheveu, il agresse son coiffeur

Par David Vives
25 août 2019 Mis à jour: 25 août 2019
Un quadragénaire qui ne supportait pas avoir une coupe ne correspondant pas à ses attentes s’en est pris à un coiffeur samedi après-midi à Versailles (Yvelines). Il a été interpellé par les autorités après avoir agressé l’artisan du cheveu.

L’incident s’est produit le 24 août en fin d’après-midi, rue des chantiers à Versailles. Le coiffeur appelle la police, explique qu’un homme s’est fâché parce qu’il n’appréciait pas sa coupe. Et le fait que l’artisan soit tunisien aurait rajouté de l’huile sur le feu.

«Le client lui a tordu les doigts et lui a donné plusieurs coups de poing sur le corps avant de prendre la fuite», précise au Parisien une source proche de l’affaire.

Le coiffeur attend quelques instants, puis voyant que l’homme restait dans la rue, il se décide à appeler les autorités. Les policiers arrivent rapidement dans le quartier, et interpellent la brute qui est aussitôt placée en garde à vue.

Les urgences médico-légales ont accordé au coiffeur une incapacité totale de travail de dix jours.

L’agresseur était un habitant de Versailles, et semble t-il était coutumier du fait. D’après la police, «il a déjà été interpellé à deux reprises pour avoir agressé deux autres coiffeurs».

En décembre 2018 à Neuilly-sur-Seine, cet insatisfait notoire était revenu avec une paire de ciseaux dans un salon pour couper les cheveux d’une jeune coiffeuse. Et en juin dernier, il a menacé un coiffeur parisien en détruisant le mobilier du salon.

Il devra répondre de ces faits en décembre prochain devant le tribunal de Nanterre. Ce qui lui avait valu d’écoper d’une interdiction de fréquenter tous les coiffeurs du XVe arrondissement, prononcée par un magistrat parisien.

Il a avoué son agression au parquet de Versailles mais n’a pas souhaité s’exprimer sur le caractère raciste de son comportement devant les policiers qui l’ont questionné. Un expert psychiatre a jugé que le quadragénaire était responsable de ses actes. Il a été remis en liberté avec une convocation devant le tribunal correctionnel en décembre prochain.

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