Poitiers : il gérait un trafic de drogue en Vienne et en Charente depuis sa cellule de prison

Par Léonard Plantain
20 octobre 2020
Mis à jour: 20 octobre 2020

Après une longue enquête concernant un trafic d’héroïne dans le département de la Vienne et en Charente, les gendarmes ont réussi à mettre la main sur la tête du réseau : un homme qui était déjà emprisonné et qui coordonnait les opérations depuis sa cellule de prison.

Afin de démanteler un réseau de trafic de drogues et via un renseignement anonyme, une équipe d’enquêteurs et de gendarmes ont mis sur écoute un habitant de Chaunay (Vienne) qui venait de sortir de détention, puis une dizaine d’autres personnes entre le 1er décembre 2019 et le 23 juin 2020. Un renseignement anonyme qui a porté ses fruits, puisqu’il a permis aux enquêteurs de découvrir la tête du réseau : Christophe Brun, un trafiquant charentais connu des services de police et ayant passé près de 20 ans derrière les barreaux.

Cependant, l’homme n’était pas en liberté. En effet, Christophe Brun gérait ce trafic depuis son téléphone portable dans sa cellule du Centre pénitentiaire Poitiers-Vivonne (Vienne), relate Charente libre. Une affaire qui a longuement occupé les magistrats du tribunal correctionnel de Poitiers, mais qui a finalement abouti à plusieurs condamnations, ce mercredi 14 octobre.

Surnommé « le Padre », Christophe Brun agissait via l’intermédiaire de plusieurs personnes : Raphaël, considéré par les enquêteurs comme « l’homme de main », revendait de la drogue pour Cyril, appelé « le Boss », également aider de trois femmes originaires de Charente (Ghislaine,  Angelina et Djedjiga), qui étaient soupçonnées de servir de mules et de blanchisseuses pour l’argent.

Selon les enquêteurs, les perquisitions ont permis de retrouver plus de 1 000 euros chez Ghislaine (à Champniers), ainsi que 6 700 euros chez Djedjiga (à Balzac), et 9 455 euros sur l’ensemble des perquisitions. Angelina, qui est la fille de Ghislaine, était également la copine du Padre. Au total, le trafic en cours portait sur 2 kilos d’héroïne, pour un montant estimé à plus de 40 000 euros.

D’après enquête, le Padre, le Boss et l’homme de main se sont rapprochés lors d’un précédent séjour au Centre pénitentiaire Poitiers-Vivonne, en 2016. À la barre, certains ont reconnu le trafic, d’autres non. Mais face au fait, le tribunal a tranché :

Concernant les 3 femmes : Djedjiga a été poursuivie pour non-justification de ressources et blanchiment, mais a finalement été relaxée. Les scellés et l’argent lui ont été restitués. Angelina, la jeune amoureuse du Padre, a été reconnue coupable d’avoir participé au trafic de stupéfiants et a écopé de 8 mois de prison avec sursis probatoire pendant 2 ans, plus une obligation de travail et une interdiction de contact avec des co-auteurs. Quant à Ghislaine, la mère d’Angelina, elle a été condamnée à 8 mois de prison ferme avec confiscation du liquide retrouvé chez elle.

Concernant les 3 hommes : Christophe Brun, « le Padre », a été condamné à 5 ans de prison ferme, avec maintien en détention et interdiction de séjour dans la Vienne pendant 5 ans, plus une confiscation d’une Mercédès. Cyril, « le Boss » qui ne l’était plus vraiment, a été condamné à 3 mois de prison avec maintien en détention. Quant à Raphaël Louvet, qui a été considéré par les juges comme étant davantage un « Boss » qu’un « homme de main », il a été condamné à 28 mois de prison ferme avec maintien en détention et interdiction de contact avec les co-auteurs du trafic.

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