Viol d’une étudiante par un livreur Uber Eats : le suspect interpellé est en situation irrégulière sur le territoire français

Par Séraphin Parmentier
13 août 2019 Mis à jour: 13 août 2019

En fuite, l’agresseur présumé a finalement été appréhendé à Bordeaux alors qu’il cherchait à prendre un bus pour l’Espagne.  

Les faits remontent à la nuit du lundi 5 au mardi 6 août. Une étudiante de 22 ans domiciliée rue Custine, dans le XVIIIe arrondissement de Paris, commande à manger via le service de livraison de repas Uber Eats vers trois heures du matin.

Une fois arrivé sur place, le livreur monte au 6étage de l’immeuble avec la commande de la jeune femme qui vient d’avaler un somnifère et se trouve à demi hébétée. Constatant l’état de faiblesse dans lequel se trouve sa cliente, le livreur « la repousse, entre dans l’appartement et la viole avant de prendre la fuite », écrivent les journalistes du Parisien.

Mise au courant, la police se rend dans l’appartement et découvre que l’agresseur sexuel a oublié un gant. Transférée aux urgences médico-légales, la victime passe des examens qui permettront de retrouver une empreinte génétique du violeur.

« Il avait montré à son entourage la photo de la victime comme un trophée »

Grâce au concours de la plateforme de livraison de repas et aux informations fournies par les proches du suspect, les enquêteurs du deuxième district de la police judiciaire de Paris parviennent à identifier l’auteur présumé, un ressortissant bangladais de 26 ans en situation irrégulière sur le territoire français.

« Aussitôt son forfait réalisé, il avait montré à son entourage la photo de la victime comme un trophée. Mais ses proches, outrés par ce crime, ont fourni toute l’aide nécessaire à la police pour le retrouver, alors qu’il avait pris la poudre d’escampette », explique une source proche du dossier dans les colonnes du Parisien.

Ce lundi, le suspect a finalement été appréhendé au niveau de la gare routière de Bordeaux, alors qu’il espérait prendre un bus en direction de l’Espagne afin d’échapper à la justice française. Placé en garde à vue, l’agresseur présumé devrait être déféré au palais de justice de Paris le 13 ou le 14 août afin d’être mis en examen pour viol.

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