Pourquoi le virus de Wuhan menace les plans impériaux du Parti communiste chinois

Par Austin Bay
6 mai 2020
Mis à jour: 13 mai 2020

Aujourd’hui, si le monde libre ne manque pas l’occasion d’agir, il a la possibilité de jeter aux oubliettes de l’histoire une autre dictature communiste et d’éviter une guerre avec une superpuissance totalitaire vers 2035.

Le Parti communiste chinois (PCC) sait que la pandémie du virus covid-19 de Wuhan a mis en lumière la guerre impériale qu’il menait afin de conquérir le monde. Par conséquent, le Parti s’est lancé dans des efforts frénétiques dans le but de diminuer les pertes psychologiques et politiques qu’il a essuyées.

Pourquoi donc ? L’exposition de la stratégie et de l’objectif de Pékin survient au moins 10 ans trop tôt. Si le PCC et l’empereur/président/dictateur Xi Jinping avait une autre décennie de croissance du produit intérieur brut chinois, de modernisation militaire, de vol de propriété intellectuelle, de truquage des échanges commerciaux, de corruption des politiciens et d’universitaires occidentaux, d’opportunités de courtiser l’élite des médias occidentaux et de mener une guerre rhétorique visant à saper la démocratie et éroder la liberté d’expression – c’est-à-dire avait encore 10 ou 15 ans de guerre illimitée sur tous les « fronts d’opération » – la Chine pourrait lier les mains de l’Amérique et d’autres pays occidentaux et acquérir la puissance militaire nécessaire pour dominer au moins l’Asie et le Pacifique.

Si l’État-parti chinois obtenait une suprématie stratégique diplomatique, informationnelle, militaire et économique en Asie, alors il pourrait abandonner tous ces « fronts d’opérations » économiques, médiatiques, politiques, universitaires et culturelles qui cachent l’expansion stratégique de Pékin.

Pourtant, la pandémie de Wuhan a mis en danger les plans stratégiques du PCC qui visent la domination mondiale. Oui, il faut appeler cette pandémie la pandémie de Wuhan. Cependant, Ben Rhodes, ce tristement célèbre lèche-bottes de l’administration Obama, a fait tout son possible pour condamner comme « raciste » cette formule mentionnée par Donald Trump.

Pourquoi alors peut-on dire virus Ebola ? L’Ebola est une rivière au Congo. La ville de Lyme, dans l’État du Connecticut, est connue dans le monde entier pour avoir donné son nom à la maladie de Lyme. M. Rhodes crache tout simplement la rhétorique de guerre du PCC. Ce n’est pas de la calomnie, c’est un fait. La maladie qui nous afflige a son origine dans la ville de Wuhan, en Chine continentale. C’est son origine, ce n’est pas une insulte ethnique.

M. Rhodes nous donne un bon exemple de la stratégie de guerre rhétorique du PCC qui a été élaborée pour semer le doute et la discorde en Occident. Covid-19 est un nom anodin, antiseptique et distancié – un camouflage de guerre rhétorique ou une sorte de distraction permettant au régime chinois de gagner du temps et d’échapper à être tenu responsable. La mention de Wuhan permet d’identifier l’auteur du crime. Le PCC est bien au courant que la condamnation du régime communiste chinois en Occident est à son plus haut niveau depuis le massacre de la place Tiananmen en 1989.

Ceci révèle une autre faiblesse du règne du PCC : le Parti fait face à la discorde en Chine, car les Chinois savent bien qui a ordonné le massacre de la place Tienanmen.

Le Daily Telegraph australien a publié un article basé sur une analyse de 15 pages documentant les mensonges de l’État-parti chinois sur le virus de Wuhan. En voici le résumé : le gouvernement chinois a dissimulé l’apparition du virus « en réduisant au silence » ou « en faisant disparaître des médecins… en détruisant les preuves… et en refusant de fournir des échantillons de virus vivants aux scientifiques internationaux » qui travaillent sur le développement des vaccins. Le plus grand mal : le PCC a sciemment mis en péril d’autres pays.

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Le reportage du journal australien se réfère à l’interview accordée à ABC News par le secrétaire d’État américain Mike Pompeo qui a mentionné qu’il y a des « preuves immenses » du fait que la pandémie provient du laboratoire biologique de Wuhan. « La Chine est connue pour sa propension à infecter le monde et à utiliser des laboratoires ne respectant pas les normes », a-t-il développé.

Mike Pompeo n’a pas qualifié ce virus d’arme biologique, c’est-à-dire de virus fabriqué par l’homme. L’incompétence et la stupidité du personnel du laboratoire ont probablement conduit à la propagation de cet agent pathogène.

Cependant, cette accusation à elle seule sape déjà la rhétorique du PCC qui affirme que son système est bien supérieur à tous les autres sur notre planète.

Les dirigeants chinois ont menti sur le virus, ont dissimulé le déclenchement de l’épidémie et l’ont laissé infecter le monde entier. Le calcul du PCC était simple : tous les autres pays devaient en subir les conséquences sanitaires et économiques pour assurer que le plan stratégique impérial de la Chine ne subisse pas un grave revers.

Erreur de calcul : la pandémie a fait des ravages pareils à la guerre au niveau mondial, mais les mensonges du régime chinois ont été également dévoilés.

Le monde doit obliger Pékin à payer la facture. Les avantages commerciaux et les combines de vol de propriété intellectuelle que le régime chinois exploite depuis 1978, et surtout depuis son adhésion à l’Organisation mondiale du commerce (OMC) en 2001, doivent être supprimés. Les sociétés chinoises servent en fin de compte les intérêts du PCC, en étant utilisées comme ses agents de renseignements et la source de ses bénéfices économiques tant au niveau national qu’international. Pékin a modifié la structure de l’économie chinoise afin de se conformer aux exigences de l’OMC. Cependant, la crise du virus de Wuhan montre clairement que le PCC lui-même n’a pas changé.

Ainsi, il faut punir Pékin. Il faut le faire pour assurer la paix dans le monde vers 2035.

Austin Bay est auteur, chroniqueur et professeur de stratégie et de théorie stratégique à l’Université du Texas. Son dernier livre s’intitule Cocktails from Hell: Five Wars Shaping the 21st Century (Cocktails de l’enfer : cinq guerres qui façonnent le XXIe siècle).

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