Virus: un militaire américain contaminé en Corée du Sud

Par Epoch Times avec AFP
26 février 2020
Mis à jour: 26 février 2020

Un soldat américain en poste en Corée du Sud a été testé positif au nouveau coronavirus, ont annoncé mercredi les responsables militaires, alors que le nombre de personnes contaminées dans le pays a bondi à 1.146.

Ce militaire, âgé de 23 ans, est le premier des 28.500 soldats américains présents en Corée du Sud à être testé positif. Cette base est censée protéger le territoire en cas d’attaque de la Corée du Nord.

Stationné dans le camp de Carroll, près de Daegu

Il était stationné dans le camp de Carroll, à 30 kilomètres au nord de Daegu, la ville épicentre de l’épidémie, a indiqué l’armée américaine dans un communiqué, précisant qu’il a été placé en quarantaine dans sa résidence située en dehors de la base militaire.

Elle a indiqué effectuer des recherches afin de savoir avec quels militaires il a été en contact.

169 nouvelles contaminations

Avec 169 nouvelles contaminations annoncées mercredi, la Corée du Sud compte désormais 1.146 cas de la maladie Covid-19 qui y a fait onze morts, selon les autorités.

Il s’agit du niveau de contamination le plus important au monde en dehors de la Chine continentale, où l’épidémie est apparue en décembre.

La onzième personne à avoir succombé au virus est un homme d’une trentaine d’années originaire de Mongolie, devenu le premier étranger décédé en Corée du Sud, selon un communiqué des Centres de contrôle et de prévention des maladies (KCDC).

Il était hospitalisé dans l’attente d’une greffe du foie, selon l’agence de presse Yonhap.

Majorité des nouveaux cas de contamination détectés à Daegu

L’immense majorité des nouveaux cas de contamination – 90% – ont été détectés à Daegu (sud), quatrième ville du pays et épicentre de l’épidémie en Corée du Sud, et dans la province voisine de Gyeongsang du Nord.

A elles deux, la ville et la province représentent 80% des cas de contamination dans le pays.

Longues files d’attente pour acheter des masques

Les rues de Daegu – qui compte quelque 2,5 millions d’habitants – sont largement désertées depuis des jours, à l’exception de longues files d’attente dans les quelques magasins qui vendent des masques de protection.

Les autorités ont appelé la population à se montrer très prudente, en conseillant aux habitants de rester chez eux en cas de fièvre ou de symptômes respiratoires.

Elles ont cependant indiqué ne pas envisager le placement en quarantaine de la ville comme l’a fait la Chine avec la mégapole de Wuhan, où le virus est apparu.

« Permettre un retour à la normale à Daegu »

Le gouvernement entend tout mettre en oeuvre pour « permettre un retour à la normale à Daegu dans les quatre prochaines semaines », a-t-il affirmé, estimant que cette semaine sera « déterminante ». 

La Corée du Sud possède un système médical de pointe, la presse y est libre et le pays est très transparent, ce qui permet de faire confiance aux chiffres communiqués par les autorités sanitaires, selon des observateurs.

La plupart des cas de contamination ont un lien avec une communauté  chrétienne, l’Eglise Shincheonji de Jésus, qui compte environ 200.000 fidèles.

Une femme de 61 ans, membre de cette communauté et qui ignorait avoir contracté la pneumonie virale, leur aurait transmis le virus, notamment en assistant à des offices religieux.

Le directeur des KCDC a conseillé aux membres de l’Eglise Shincheonji de Jésus d’éviter « autant que possible » de sortir de leur domicile.

Sous pression d’une opinion publique très critique, le fondateur de l’Eglise Shincheonji, Lee Man-hee, a indiqué que son organisation fournirait aux autorités une liste de ses membres afin de les tester pour vérifier s’ils ne sont pas contaminés.

 

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