Vitry-le-François : mobilisation des élèves et des enseignants pour sauver un saule pleureur de l’abattage

Par Nathalie Dieul
10 juillet 2020
Mis à jour: 10 juillet 2020

Le majestueux saule pleureur trentenaire de l’éco-lycée François 1er, collé à un des bâtiments de l’établissement de Vitry-le-François dans la Marne, a failli être abattu le 8 juillet. Grâce à un combat écologique et éco-citoyen du personnel du lycée, des enseignants et des élèves, l’arbre est en sursis, au moins jusqu’à la fin de l’été.

C’est lorsqu’ils ont vu une pelle mécanique le 6 juillet que les défenseurs du saule pleureur ont appris que son abattage avait été planifié. Selon la région Grand Est, les racines de l’arbre risquaient de gêner une canalisation située sous un bâtiment du lycée, rapporte France 3.

La réaction a été rapide chez ceux qui se sont portés volontaires afin de sauver l’immense arbre. Jeudi 8 juillet, dès 8 h du matin, une quinzaine de personnes ont encerclé leur arbre totem en garant des voitures autour. « Avec des personnels de l’établissement, on s’est mobilisés pour trouver une autre solution, sauver cet arbre », explique un des protagonistes.

Les travaux d’excavation, qui avaient commencé à mettre à jour les racines de l’arbre, ont été interrompus et la pelle mécanique a disparu à la suite de cette intervention.

Le saule pleureur serait « le plus beau de l’établissement dans un état magnifique et résistant, en place depuis 30 ans voire plus », selon un de ses défenseurs, qui regrette qu’un bâtiment ait été construit à côté.

Ceux qui sont déterminés à mener le combat demandent que d’autres solutions soient envisagées avant de se résoudre à l’abattage de l’arbre. Ils remarquent le paradoxe, puisqu’ils travaillent et étudient dans un éco-lycée, engagé dans des actions éco-citoyennes.

« C’est incohérent, cet abattage, les racines gênent la canalisation qui sont à côté de l’arbre, selon la Région. Nous, on voulait être sûrs qu’on ne puisse pas trouver une autre solution », explique Maryline Margo, secrétaire pédagogique.

De son côté, le conseiller régional Thibaut Duchêne comprend qu’il s’agit d’un cas particulier et a été informé par le proviseur du lycée de l’action des élèves et des enseignants. « Face à l’émotion, en ayant appris cette nouvelle j’ai demandé un report de l’abattage prévu aujourd’hui », déclare-t-il.

Toutefois, M. Duchêne admet qu’il ne s’agit actuellement que d’un sursis. « Pour l’instant il n’y a pas à dire est-ce que l’arbre est sauvé, il s’agit juste de savoir si le problème est incontournable », concède-t-il.

Selon les services techniques de la Région, « il y a un vrai problème », explique celui qui s’est entretenu avec eux. « Il va y avoir une expertise en profondeur. Mais le saule va chercher de l’eau loin dans le sol. Cela pose des soucis d’entretien. On va donc voir si c’est possible de protéger les canalisations ou pas. »

La suite du dossier sera connue fin août.

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