Vladimir Poutine autorise le blocage de Facebook ou Youtube en cas de « censure » contre les médias russes

Par Epoch Times avec AFP
23 décembre 2020
Mis à jour: 31 décembre 2020

Le 30 décembre, les députés russes ont adopté une loi permettant de bloquer des sites Internet, tels que Facebook, Twitter ou Youtube, si ces derniers sont reconnus coupables de « censure » ou « discriminations ».

Ce texte signé et validé par le Président Poutine porte sur « des sanctions contre la censure visant des Russes ou des médias » du pays, a indiqué la Chambre basse du Parlement, la Douma, dans un communiqué.

Ce texte prévoit de sanctionner notamment « les limitations d’accès à des informations pour des raisons liées à la nationalité, la langue, l’origine » et rend possible le blocage « complet ou en partie » des sites incriminés. La Douma précise que ces sanctions seront également possibles « en cas de discriminations contre le contenu de médias russes ».

Des étiquettes spéciales sur les profils

Les auteurs du texte avaient indiqué précédemment que la loi pourrait être utilisée contre des services étrangers, comme Twitter, Facebook et Youtube, car ces derniers ont été accusés par des médias russes « d’une vingtaine d’actes de discrimination » en 2020.

Twitter et Youtube apposent des étiquettes spéciales sur les profils ou sous les vidéos de médias d’État et agences de presses russes. Par ailleurs, Facebook a annoncé début septembre, avoir supprimé 13 comptes et de deux pages liées à la Russie pour violation de ses règles portant sur la prévention de l’ingérence étrangère.

De son côté, Twitter a exclu des résultats de recherche le compte de RIA Novosti. Les internautes qui n’y sont pas abonnés ne peuvent plus trouver la page de l’agence ni en Russie ni ailleurs. Selon le média en ligne Sputnik, Twitter avait également bloqué de la même façon les comptes de Sputnik et de RT.

58 000 euros d’amende

Le 27 octobre dernier, le service russe chargé de la supervision dans le domaine des médias a accusé les sociétés Internet américaines de pratiquer la censure à l’encontre des médias russes. D’après lui, une vingtaine de médias russes se voient censurés par Google (YouTube), Facebook et Twitter.

Le géant Google a ainsi été condamné à des amendes croissantes pour n’avoir pas effacé des contenus interdits par les autorités russes. En février dernier, Facebook et Twitter avaient pour leur part été condamnés à 58 000 euros d’amende pour non respect d’une loi exigeant que les données des utilisateurs russes soient stockées sur le territoire national.

La Russie a fait part de sa volonté de se doter d’un « internet souverain » capable de fonctionner de manière indépendante en cas de coupure du pays des grands serveurs mondiaux, mais aussi à accroître son contrôle sur le web.

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