Voyage dans le tourbillon : les démocrates américains verront le pire s’ils gagnent

Par Roger L. Simon
27 juillet 2020
Mis à jour: 27 juillet 2020

Menés par leur soif de sang – car c’est bien de cela qu’il s’agit – pour se débarrasser de Donald Trump lors de la présidentielle américaine, les démocrates entreprennent une sorte de « Voyage dans le tourbillon », comme l’a décrit Yevgenia Ginzburg dans son livre du même nom sur la « Grande terreur » de Staline.

Yevgenia Ginzburg, membre loyal du Parti communiste de l’Union soviétique, a été, parmi beaucoup d’autres, faussement accusée d’être une « trotskiste contre-révolutionnaire » et a fait, pendant de longues années, la navette entre les camps de travaux forcés et la prison où elle a purgé deux ans en cellule d’isolement. Son livre sur les atrocités du goulag, longtemps refoulé et finalement publié en 1967, est aujourd’hui un classique.

Vous direz que cela ne peut pas se produire chez nous. Peut-être pas. Cependant, les marxistes déclarés de Black Lives Matter et d’Antifa ont déjà beaucoup plus d’adhérents aux États-Unis que les bolcheviks russes ont eus au début.

De plus, les bolcheviks n’ont pas eu le soutien et la sympathie apparente de presque tous les maires des grandes villes et des gouverneurs des États démocrates qui rejettent l’aide du gouvernement fédéral – une aide visant à mettre fin aux actions de plus en plus violentes des membres de ces groupements et de ceux qui les accompagnent.

Les grands médias, dont la haine pour Trump l’emporte sur leur attitude envers Staline ou Mao, ont également été largement complices du blanchiment de ces actions destructrices, ignorant délibérément la vérité en faisant de fausses déclarations que les manifestations sont fondamentalement non violentes et présentant tous les actes d’extrémisme comme des actes isolés et accidentels.

Ce que nous observons depuis quelques mois, ce sont des variations entre une version remaniée de la Commune de Paris, qui a finalement échoué, et les formes naissantes des révolutions russe et chinoise qui ont réussi.

Tout cela à l’approche de ce qui est sans doute l’élection présidentielle la plus importante de l’histoire américaine depuis la guerre civile – un choix entre, d’un côté, un président qui parle un peu trop en restant un outsider de l’establishment politique et, de l’autre côté, la quintessence de ce qui est un mauvais politicien.

Je doute que Joe Biden en connaisse beaucoup sur la révolution bolchevique russe, la Grande révolution culturelle prolétarienne ou le Grand bond en avant chinois. Plus encore, je parierais qu’il n’a jamais entendu parler d’Yevgenia Ginzburg et a encore moins lu son livre. Il a même de la peine à composer une phrase.

Mais cela fait de lui un parfait dindon de la farce pour ce qui se passe.

Certains disent que, si Biden est élu comme président, le Covid-19 disparaîtra miraculeusement, l’Amérique deviendra soudainement calme et pacifique, et les manifestations s’atténueront.

C’est bien possible, mais seulement pour un court moment.

Une chose qui ne se produira certainement pas, c’est l’amélioration des conditions dans le pays. Les plans économiques de Biden, fortement influencés par la députée Alexandria Ocasio-Cortez, qui se réclame socialiste démocratique, et d’autres élus de gauche dont Biden semble terrifié d’affronter, ne feront qu’empirer les choses.

Dans peu de temps, les groupements radicaux seront à nouveau dans la rue, exigeant des changements qui ne pourront jamais être satisfaits sans une révolution – et, par la suite, si l’on se fie à l’histoire, ils suivront le chemin de Robespierre et seront jetés aux oubliettes.

La « théorie critique de la race » – dont 90 % de ceux qui la mentionnent ne savent même pas ce que c’est – régnera, nous divisant encore plus. Beaucoup de gens seront injustement accusés de racisme et sévèrement punis, d’une manière étrangement similaire à ce qui est arrivé à d’Yevgenia Ginzburg traitée de « trotskiste ».

Les riches libéraux des quartiers huppés de la Californie qui ont soutenu Biden avec tant d’ardeur vont commencer à trembler de peur. Les « révolutionnaires » vont vouloir leur peau.

Comment auraient-ils pu ne pas le savoir ? N’ont-ils pas vu le film Le Docteur Jivago ? Certains d’entre eux ont peut-être même contribué à la création de ce film. (Bon, peut-être pas dans le Hollywood d’aujourd’hui).

Si vous pensez que les choses vont mal aujourd’hui, vous n’avez qu’à attendre un moment.

Ironiquement – et de façon exaspérante pour certains de ces libéraux qui sont assez courageux pour l’admettre – la seule personne s’opposant à toute cette folie est l’homme qu’ils méprisaient le plus – Donald Trump.

Quoi que vous pensiez de lui, il a été le « remède amer » qui aurait pu empêcher tout cela. Mais les libéraux ont laissé leurs émotions (et dans de nombreux cas, leurs ambitions) obscurcir leur jugement à un tel point qu’ils se détruisaient eux-mêmes – et nous aussi – au moins pendant un certain temps.

Comme le dit un vieil adage, faites attention à ce que vous recherchez.

Roger L. Simon est, entre autres, un romancier primé, un scénariste sélectionné aux Oscars et le cofondateur de PJ Media. Ses derniers livres s’intitulent I Know Best: How Moral Narcissism Is Destroying Our Republic, If It Hasn’t Already et The GOAT.

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