Yvelines : ils utilisaient Snapchat pour vendre de la drogue, 73 kg de cannabis, 1,5 kg de cocaïne et 30 000 € saisis

Par Emmanuelle Bourdy
24 juin 2021
Mis à jour: 24 juin 2021

Utilisant la méthode baptisée « Uber shit » dans le jargon des policiers, sept trafiquants de drogue ont été interpellés entre lundi et mardi 15 juin. Cinq d’entre eux étaient déjà connus défavorablement des services de police. Au total, un peu plus de 70 kg de drogue ainsi que 30 000 € ont été découverts lors des perquisitions.

C’est en remontant à la source, grâce à un compte Snapchat, que les policiers du groupe de lutte contre les stupéfiants de la sûreté urbaine de Plaisir ont mis la main sur environ 73 kg de drogue ainsi que sur plusieurs armes, ainsi que le rapporte Le Parisien. Ce lundi 14 juin, aidés de plusieurs collègues du RAID et des équipes cynophiles, les enquêteurs de Plaisir ont cueilli dans un premier temps cinq suspects. Le lendemain, deux autres ont été interpellés. Les mis en cause se trouvaient dispatchés sur les communes de Plaisir, Saint-Cyr-l’École, Bois-d’Arcy, Noisy-le-Roi, mais aussi dans l’Eure et dans le Val-d’Oise.

Lors des perquisitions, qui se sont déroulées en ce début de semaine, 63 kilos de résine ont été découverts dans une voiture garée dans un box. Également 1,5 kg de cocaïne et 8 kg d’herbe de cannabis ont été trouvés au domicile des suspects. Des armes ont également été saisies, à savoir quatre pistolets et trois fusils. De surcroît, les forces de l’ordre ont mis la main sur 30 000 € en numéraire, ainsi que sur des appareils à thermo-souder, une machine à compter les billets, plusieurs balances et du matériel de conditionnement, précise encore Le Parisien. Tout a été placé sous scellé par la police.

Les policiers saisissent le téléphone d’un consommateur et remontent le fil…

Les premières investigations remontent à fin août 2020, expliquent nos confrères, après que des policiers du groupe de lutte contre les stupéfiants de la sûreté urbaine de Plaisir ont saisi le téléphone d’un consommateur de stupéfiants. Le téléphone a permis de mettre le doigt sur un compte Snapchat, utilisé par ce consommateur pour commander du cannabis et de la cocaïne. En menant des opérations de surveillances aussi bien physiques que techniques, les enquêteurs sont remontés jusqu’aux livreurs, qui s’approvisionnaient depuis un appartement de Louveciennes, dans lequel se trouvait la drogue.

Une source proche de l’affaire a expliqué que « les investigations ont permis aux policiers de reconstituer avec précision les rôles de chacun dans ce réseau. Il y a un donneur d’ordres, des nourrices de produits qui vivent à Saint-Cyr-l’École et Bois-d’Arcy, des préparateurs de commandes et des livreurs qui sillonnent toute la région parisienne en voiture ». Une dizaine de suspects avaient ainsi été identifiés et placés sous surveillance au cours de l’année écoulée.

Les sept suspects, âgés entre 25 et 42 ans, n’ont reconnu que partiellement les faits, qu’ils ont par ailleurs tenté de minimiser durant leurs auditions, ainsi que l’indique une source proche de l’enquête. Déférés à l’issue de leur garde à vue ce jeudi 24 juin, ils ont tous été mis en examen. Cinq d’entre eux étaient déjà connus des services de police. Une information judiciaire a été ouverte. Parmi les sept suspects, trois ont été remis en liberté sous contrôle judiciaire, les quatre autres ont été placés en détention provisoire.

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