Yvelines : un ancien officier de l’armée de terre organise un camp d’été pour les jeunes en manque de repères

Par Séraphin Parmentier
14 juillet 2020
Mis à jour: 14 juillet 2020

Pendant une dizaine de jours, le capitaine Nourouddine Abdoulhoussen entend inculquer à des adolescents en décrochage des valeurs militaires telles que la discipline, la rigueur, le respect ou l’esprit d’équipe afin de leur permettre de retrouver du sens.

Ancien capitaine de l’armée de terre, Nourouddine Abdoulhoussen a créé un camp d’été destiné aux jeunes en décrochage scolaire ou en manque de repères.

Pendant une dizaine de jours, 23 jeunes filles et garçons de 11 à 19 ans ont porté l’uniforme militaire et campé dans un champ près de Choiseul. La plupart des participants viennent de banlieue parisienne.

« Ils s’occupent du campement de A à Z. Si quelque chose ne fonctionne pas, c’est à eux de résoudre le problème », explique Nourouddine Abdoulhoussen dans les colonnes du Parisien.

Pendant cette colonie d’un genre particulier, l’ancien officier – qui préside l’association Laissez-les Servir depuis une vingtaine d’années – veille à ce que chacun s’implique dans la vie du camp, apprenne des notions telles que l’entraide, l’esprit d’équipe, le partage et le respect. Tout en maintenant une discipline stricte : « Ici, je ne veux pas entendre de ‘wesh’, sinon c’est 10 pompes chacun. »

Tous les matins, les jeunes lèvent le drapeau français et chantent La Marseillaise. Si certains participants ne sont pas français, le capitaine Abdoulhoussen s’en moque : « Ici, tout le monde est sur un pied d’égalité. Le principal, c’est de leur faire aimer la République. »

 

« Des vacances qui donnent du sens »

Pendant leur séjour, outre les corvées propres à la vie du camp, les adolescents prennent part à des activités sportives (4 km de course à pied chaque matin), des ateliers couture, des initiations aux premiers secours, du jardinage, des travaux d’intérêt général ou des dictées. À l’issue de chaque activité, c’est la réussite collective qui est mise en avant.

« Ce sont des vacances qui donnent du sens. On fait aussi de la permaculture. Pour des gamins de quartier, c’est un dépaysement total. Et ça leur plaît, ça les change de leur quotidien », souligne Nourouddine Abdoulhoussen.

« Je les habitue au monde du travail. Quand ils bosseront, ils devront être réactifs. Je veux les préparer à un monde compétitif », ajoute-t-il.

La plupart des participants ont été inscrits par leurs parents. Sur les 600 euros que coûte le séjour, ceux-ci n’ont d’ailleurs déboursé qu’une centaine d’euros, le reste étant pris en charge par des subventions et diverses aides.

« On s’entend tous bien ici », confie Rayan, un adolescent de 12 ans venu d’Elbeuf (Seine-Maritime). « Je préfère venir ici que rester chez moi », abonde Abdoulaye, un garçon de 14 ans originaire de Pierrefitte (Seine-Saint-Denis) qui participe au camp pour la deuxième fois. Anuar, un autre jeune Pierrefittois, se félicite pour sa part d’« apprendre plein de choses ».

Au terme de leur séjour près de Choiseul, qui se termine le 14 juillet, les plus méritants recevront un diplôme pour les féliciter de leur implication. Quant au capitaine Abdoulhoussen, il partira pour un nouveau camp d’été en Bourgogne dès le 15 juillet.

 

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