Yvelines : un professeur d’histoire décapité, l’agresseur abattu

Par Epoch Times avec AFP
16 octobre 2020
Mis à jour: 17 octobre 2020

Le professeur d’histoire du collège du Bois-d’Aulne de Conflans-Sainte-Honorine avait montré récemment à ses élèves des caricatures de Mahomet en cours.

Un enseignant a été décapité vendredi 16 octobre à Conflans-Sainte-Honorine (Yvelines) et son agresseur présumé a été tué par les policiers de la BAC, dans la ville voisine d’Eragny (Val-d’Oise), trois semaines après l’attaque au hachoir perpétrée par un jeune Pakistanais près des ex-locaux de Charlie Hebdo à Paris.

Les faits se sont déroulés vers 17H00, près d’un établissement scolaire, selon une source policière. Les policiers de la brigade anticriminalité (BAC) de Conflans-Sainte-Honorine ont été appelés pour un individu suspect rôdant autour d’un établissement scolaire, selon cette source.

Sur place, les policiers ont découvert la victime et, 200 mètres plus loin à Éragny, ils ont tenté d’interpeller un homme armé d’une arme blanche qui les menaçait et ont fait feu sur lui. L’agresseur serait un tchétchène âgé de 18 ans, il a été abattu, a-t-on indiqué de source judiciaire. Un périmètre de sécurité a été installé et le service de déminage appelé, en raison d’une suspicion de gilet explosif sur le corps de l’assaillant.

Le professeur d’histoire avait montré des caricatures de Mahomet en cours

Selon une source policière, la victime, un professeur d’histoire du collège du Bois-d’Aulne à Conflans Sainte-Honorine, avait montré récemment à ses élèves des caricatures de Mahomet en cours.

Le parquet national antiterroriste a annoncé s’être immédiatement saisi de l’enquête, ouverte pour « assassinat en relation avec une entreprise terroriste » et « association de malfaiteurs terroriste criminelle ». Les investigations ont été confiées à la Sous-direction antiterroriste (Sdat) de la police et à la Direction générale de la sécurité intérieure (DGSI).

Cette attaque survient trois semaines jour pour jour après l’attentat au hachoir perpétré par un jeune Pakistanais de 25 ans devant les anciens locaux de Charlie Hebdo, qui avait fait deux blessés graves.

L’auteur de cet attentat islamiste avait déclaré aux enquêteurs avoir agi en réaction à la publication et la republication par Charlie Hebdo début septembre des caricatures de Mahomet, qui avaient fait de l’hebdomadaire satirique une cible des jihadistes.

Une cellule de crise ouverte

Le ministre de l’Intérieur Gérald Darmanin, en déplacement au Maroc, est aussitôt rentré à Paris et a ouvert une cellule de crise « en lien avec le président de la République et le Premier ministre », a-t-il tweeté. Le chef de l’État se rendait à la cellule de Beauvau pour l’y rejoindre, a annoncé l’Élysée.

 

« Un professeur décapité pour avoir présenté les caricatures de Charlie Hebdo : nous en sommes, en France, à ce niveau de barbarie insoutenable. L’islamisme nous mène une guerre : c’est par la force que nous devons le chasser de notre pays », a réagi Marine Le Pen sur Twitter.

François Fillon a également tweeté : « Un professeur décapité. La barbarie au coin de la rue. Voilà où mène le totalitarisme islamique que j’ai maintes fois dénoncé. Plus d’aveuglement, plus de recul ! Il faut, tous ensemble, agir puissamment ».

Depuis la vague d’attentats jihadistes sans précédent amorcée en 2015 en France, qui avait fait 258 morts, plusieurs attaques ont été perpétrées à l’arme blanche, notamment à la préfecture de police de Paris en octobre 2019 ou à Romans-sur-Isère en avril dernier.

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